Contrairement à ce qu’affirme un rapport récent du gouvernement provincial, aucun projet de regroupement municipal n’est en cours dans la région du Grand Caraquet.

Le rapport Ce que nous avons entendu, présenté la semaine dernière par le ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux, est une importante étape dans la mise en œuvre d’une éventuelle réforme sur la gouvernance locale dans la province.

Le rapport fait état de certains exemples de projets de restructuration communautaire envisagés à l’échelle locale, dont un regroupement qui comprendrait Caraquet, Bas-Caraquet, Bertrand, Maisonnette, Grande-Anse, Saint-Léolin ainsi que les DSL de Pokesudie, Saint-Simon, Village Blanchard, Village-des-Poirier, Dugas Office, Évangéline, Anse-Bleue et une partie de Pokemouche, Landry Office, New Bandon et la Paroisse de Caraquet.

Ce projet n’existe pas, affirment des élus locaux.

«Il n’y a pas eu de réunion à ce sujet et il n’y a pas eu de discussions», dit Bernard Thériault, maire de Caraquet.

«On n’est pas contre le principe d’un regroupement, mais on est très vigilant. Il ne peut pas y avoir de regroupement sans un consensus régional et communautaire. Il n’y aura pas de fusion si les autres ne le veulent pas et pas à n’importe quel prix. Ce n’est pas plus compliqué que ça», ajoute-t-il.

Cela ne veut pas dire que la collaboration régionale n’est pas souhaitée. L’an dernier, les maires de six municipalités du Grand Caraquet ont accordé la permission à l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick (AFMNB) de mener un projet pilote qui pourrait renforcer le partage de services.

Sans être une fusion ni un regroupement, une communauté intermunicipale d’intérêt est une initiative de partage de services entre, dans ce cas-ci, une ville et six villages ayant de nombreux points communs.

«Il n’a jamais été question de regroupement. C’était simplement une initiative pour s’asseoir ensemble et cibler des dossiers où l’on pourrait travailler ensemble», dit Yvon Godin, maire de Bertrand et président par intérim de l’AFMNB.

«On n’a pas rencontré les DSL. On s’est dit qu’un jour, lorsque nous serons prêts, on pourrait inviter les représentants des DSL pour voir s’il y a moyen de travailler ensemble sur des dossiers communs. Le document est sorti comme s’il y a eu une rencontre avec tous ces gens, mais ce n’est pas le cas. Par contre, ça n’a jamais été un secret que ça pourrait être intéressant de travailler ensemble sans qu’il ait un regroupement nécessairement.»

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