Cliniques et centres de dépistages sont actuellement débordés alors que le Nouveau-Brunswick atteint un pic de contaminations et se prépare à la mise en place du passeport vaccinal. Les autorités sanitaires tentent désormais de s’ajuster.

Depuis que le gouvernement a annoncé qu’une preuve de vaccination sera nécessaire pour accéder à certains lieux, les cliniques de vaccination sont prises d’assaut.

Jeudi, 1929 rendez-vous de vaccination ont été pris et il y en a eu 1700 la veille. «Avant l’annonce de mercredi, nous en étions en moyenne à 600 rendez-vous par jour», indique Bruce Macfarlane, porte-parole du ministère de la Santé.

«Nous constatons également une augmentation importante du nombre de vaccinations sans rendez-vous dans ces cliniques. Hier, 600 doses supplémentaires de vaccin ont dû être livrées dans une clinique de la région de Moncton.»

Le ministère de la Santé affirme en tout cas que la province dispose d’assez de vaccins pour répondre à la demande.

Mercredi, La Dre Russell a concédé que le dépistage de la population avait pris un certain retard, alors que le nombre de demandes s’accroît rapidement. Elle demande aux gens de répondre aux appels masqués pour faciliter la prise de rendez-vous.

La priorité est donnée aux personnes qui ont eu des contacts rapprochés avec un cas confirmé de COVID-19.

Vendredi, le réseau de santé Horizon a communiqué son «besoin immédiat de personnel», il cherche à pourvoir rapidement des postes cliniques et administratifs aux cliniques de vaccination, aux centres de dépistage et aux cliniques en milieu scolaire dans les régions de Moncton, Saint-Jean et Fredericton. Les postes devant être pourvus le plus tôt possible sont des postes de thérapeute respiratoire, d’assistant de laboratoire médical, d’infirmière auxiliaire autorisée, d’infirmière immatriculée et de personnel administratif bilingue.

«Toute nouvelle embauche passera par un processus d’intégration rapide afin qu’elle puisse rejoindre notre équipe le plus rapidement possible», mentionne Jean Daigle, vice-président aux affaires communautaires.

«Compte tenu de la récente augmentation de l’activité COVID au Nouveau-Brunswick et de la demande accrue pour ces services, nous espérons reconstituer notre bassin de cliniciens et de personnel de soutien administratif disponibles à mesure que nous intensifions nos activités. Nous avons actuellement besoin d’environ 10 membres du personnel clinique et de cinq membres du personnel de soutien administratif pour nous aider dans les opérations de notre centre d’évaluation. De plus, nous recherchons 20 à 30 cliniciens et 10 à 20 employés de soutien administratif pour nos cliniques de vaccination dans ces régions.»

Du côté du Réseau de santé Vitalité, la problématique est la même.

«Le réseau observe une augmentation notable de l’achalandage à ses cliniques de dépistage au cours des derniers jours. La dotation en personnel de ces cliniques demeure un défi, reconnaît Stéphane Legacy, vice-président aux Services de consultation externe et Services professionnels. Lorsque c’est possible, nous dirigeons certains employés vers les cliniques afin d’assurer les services et nous poursuivons nos efforts de recrutement.»

Se faire vacciner à contrecœur

Alain ressent de la tristesse à cause de l’obligation de se faire vacciner contre la COVID-19 afin d’accéder à certains biens et services.

«Ce qui me bouleverse, c’est l’absence de choix personnel, déplore le sexagénaire devant une pharmacie dans laquelle il vient de prendre rendez-vous pour se faire immuniser. Je n’ai pas la conviction de devoir faire ça.»

La raison pour laquelle cet habitant de Grand Barachois agit contre ses croyances est son habitude de nager au Centre aquatique et sportif de Dieppe, qui fermera ses portes aux non-vaccinés à partir du 22 septembre. L’activité physique est très importante pour ce diabétique.

«Avant que le vaccin soit là, il y avait des protocoles (port du masque, distanciation, etc.), on les suivait et ça allait bien», regrette Alain qui porte un masque.

Sa femme, Marie, juge aussi que les gens sont trop insouciants et trop peu respectueux depuis qu’ils peuvent se faire vacciner.

«La COVID-19 existera toujours, pointe Alain. On doit s’arranger ensemble.»

La vaccination ne fera peut-être pas disparaître le coronavirus. Elle réduit en revanche les chances de tomber gravement malade à cause de lui, selon les autorités sanitaires.

«Nous avons la foi et nous croyons que si nous devons avoir une maladie, nous l’aurons», affirme cependant Marie qui indique pratiquer une religion chrétienne sans préciser laquelle.

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