Même si les mesures sanitaires dans les écoles sont loin d’être idéales pour tous, le District scolaire francophone Nord-Est encourage fortement les parents de ne pas priver leurs enfants d’une expérience en milieu scolaire.

Au cours des dernières semaines, des petits groupes de manifestants très vocaux se sont rassemblés à quelques reprises en public, en pleine journée, pour faire connaître leur opposition aux mesures sanitaires imposées dans les écoles par le gouvernement provincial, comme le port du masque obligatoire chez les enfants.

Un petit groupe a notamment tenté de manifester devant une école à Tracadie le jour de la rentrée. Il a été obligé de se déplacer sur un terrain en face de l’établissement. En début de semaine, un groupe a aussi manifesté devant les bureaux du district à Tracadie.

«Nous reconnaissons le droit de nos communautés à partager leurs inconvénients tant que les initiatives sont de nature pacifique et à l’extérieur des délimitations des terrains de nos établissements», dit Ian-Guillaume Desroches, coordonnateur des relations stratégiques au DSFNE.

Dans certains groupes sur Facebook, des parents menacent de garder leurs enfants à la maison pour contester les règlements, mais peu importe l’avis de chacun sur la question, les enfants gagnent à fréquenter l’école, lorsque la situation de la pandémie le permet.

«Nous considérons prioritaire d’offrir à nos personnes apprenantes un environnement d’apprentissage sécuritaire. De plus, nous encourageons les parents à laisser leurs enfants aller à l’école afin de ne pas les priver du support de leurs paires et des ressources à leur disposition à l’école. Nous devons maintenir un front uni contre la pandémie», ajoute M. Desroches.

En date du 10 septembre 2021, 405 familles, anglophones et francophones, ont demandé une exemption auprès du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance pour scolariser leurs enfants à domicile. L’automne dernier, 1809 exemptions ont été accordées.

Les demandes d’enseignement à domicile peuvent être soumises à tout moment durant l’année scolaire; le nombre d’exemptions accordées pourrait donc changer. Même si une demande d’enseignement à domicile est soumise, une famille peut décider de ne pas retirer son enfant de l’école ou de le réinscrire à une date ultérieure au cours de l’année scolaire.

Le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance est aussi responsable de l’administration de la Loi sur l’éducation en vigueur au Nouveau-Brunswick. Cette loi stipule que les enfants de 5 à 18 ans sont tenus de fréquenter l’école sauf si le ministre est convaincu que l’enfant « reçoit une instruction véritable ailleurs». Si le parent ou le tuteur d’un enfant choisit de scolariser son enfant à domicile ou de fréquenter une école indépendante, le parent ou le tuteur doit veiller à ce que l’enfant reçoive «une instruction véritable ».

Officiellement, les opposants aux mesures se disent pour la liberté du choix et contre le port du masque dans les écoles, mais que ce soit aux manifestations ou sur Internet, les messages véhiculés visent surtout à dénoncer le vaccin contre la COVID-19, qui fait ses preuves et qui a été reçu au moins une fois par près de 86% de la population du Nouveau-Brunswick.

Parmi les 51 nouveaux cas annoncés mercredi dans la province, 92% n’étaient pas pleinement vaccinés. En ce qui concerne les cas positifs chez les personnes qui ont reçu les personnes pleinement vaccinées, les probabilités qu’ils évitent les symptômes les plus néfastes sont très élevées.

Le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance du NB justifie les mesures prises dans les écoles par le fait que le vaccin n’est pas encore disponible chez les enfants de 12 ans et moins.

Dans la province, des cliniques de vaccination pourraient avoir lieu dans les écoles secondaires d’ici quelques semaines pour les élèves de 12 ans et plus et les membres du personnel. En date de jeudi, 61,8% des personnes âgées de 12 à 19 ans avaient reçu les deux doses du vaccin.

Quant aux enfants de moins de 12 ans, la médecin-hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, la Dre Jennifer Russell, attend les instructions de Santé Canada avant de donner le feu vert à leur vaccination.

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