Canadian Parents for French New Brunswick a soumis un rapport aux deux commissaires qui supervisent la révision de la Loi sur les langues officielles de la province. L’association souhaite un meilleur enseignement du français et de la culture francophone.

«En tant que produit du programme d’immersion française de notre province, je peux attester de l’importance d’un programme de français langue seconde efficace dans l’effort accru pour créer une province bilingue plus unifiée», a écrit son vice-président Austin Henderson.

Il affirme que le bilinguisme est le plus grand atout du Nouveau-Brunswick pour l’économie, la société, la culture et l’éducation.

Cibles ratées

Le rapport de Canadian Parents for French New Brunswick (CPFNB) contient des recommandations pour que le système éducatif anglophone cesse de rater ses cibles concernant le niveau de français de ses élèves.

«Aucun des programmes n’atteint la cible de 90% des étudiants démontrant le niveau de maîtrise désigné au niveau 10, observe l’auteur du rapport Joseph Dicks. [Deux d’entre eux], cependant, approche cet objectif si on juge encourageante [l’atteinte d’une proportion entre 50% et 90%].»

L’association souhaite un meilleur enseignement du français et de la culture francophone à la garderie et à l’école élémentaire anglophone. Elle conseille une augmentation des activités en français pour les tout petits et des partenariats entre les écoles francophones et anglophones.

Le groupe de pression réclame aussi le respect de meilleurs standards lors de l’embauche des enseignants de français langue seconde, malgré la pénurie de personnel. Il propose d’ailleurs d’en former davantage grâce à une collaboration entre l’Université du Nouveau-Brunswick (à Fredericton) et l’Université de Moncton.

Immersion inclusive

Canadian Parents for French New Brunswick veut également améliorer le programme d’immersion française, qui pourrait prendre en charge plus d’enfants des zones rurales et plus d’élèves rencontrant des difficultés d’apprentissage.

La membre du conseil d’administration de l’association, Dorothy White, plaide pour l’embauche de plus d’enseignants ressources, car l’effectif des écoliers en immersion baisse de 16% à la fin du niveau 2. Elle raconte que des parents ont peur que leurs enfants n’apprennent ni le français ni l’anglais.

Son groupe de pression suggère aussi la création de centres d’immersion en zones rurales, où la population est trop peu dense pour justifier la création de classes dans chaque village, en même temps que des services d’autobus. Il propose aussi la mise en place d’enseignements à distance et des classes mélangeant plusieurs niveaux.

CPF New Brunswick plaide par ailleurs pour une meilleure formation en français des anglophones lorsqu’ils arrivent sur le marché du travail, dans les collèges, sur les lieux de travail et lors de stages d’immersion.

«En juin, notre conseil d’administration (CA) a rencontré pendant trois heures les deux commissaires qui supervisent la révision de la Loi sur les langues officielles (LLO), relate Mme White. Ils étaient très attentifs et sincères dans leur volonté d’améliorer la livraison des programmes de langue seconde.»

SANB consultée

Elle se félicite aussi de la rencontre en ligne de son CA avec celui de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB).

«Nous sommes d’accord avec leurs objectifs et ils ont mieux compris ce que nous faisons, déclare Mme White. [Le président de la SANB] Alexandre Cédric Doucet était bien content de nos appuis mutuels.»

CPFNB précise d’ailleurs dans son rapport que l’enseignement du français aux anglophones est un sujet différent et séparé de la révision de la LLO, même s’il est important dans le contexte global du bilinguisme officiel au Nouveau-Brunswick.

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