Le retour de l’état d’urgence épargne cette fois les régions frontalières de la province.

Plusieurs craignaient en effet la réactivation des postes frontaliers ainsi que de la fameuse bulle atlantique, un souvenir pas très lointain…mais néanmoins toujours aussidésagréable pour plusieurs.

«C’est une très bonne nouvelle pour notre région, car on a beaucoup souffert économiquement et socialement lorsque la province a mis en place des restrictions la première fois», exprime le président de la Commission de services régionaux du Restigouche, Brad Mann.

Ce dernier était en effet inquiet que la province retourne vers le modèle antérieur qui compliquait grandement les déplacements non seulement près des frontières, mais également ailleurs au pays.

Au lieu des postes frontaliers, des agents effectueront plutôt des contrôles aléatoires afin de vérifier si les voyageurs entrant dans la province ont en leur possession leur preuve de pleine vaccination et leur formulaire d’enregistrement de voyage. Idem pour les Néo-Brunswickois qui reviennent dans la région après un séjour hors province.

«Je crois que c’est la bonne approche à prendre pour le moment. C’est un énorme fardeau de moins sur nos épaules, celles des gens de Listuguj et Pointe-à-la-Croix, mais également celles de tous nos commerces qui ont essuyé de lourdes pertes depuis le début de la pandémie. Les gens pourront continuer de venir ici, et s’ils ne sont pas en règle, ce seront eux uniquement qui seront pénalisés et non toute la population», ajoute M. Mann.

À Pointe-à-la-Croix, la nouvelle est également accueillie avec grand soulagement.

«Pour l’instant, ça va. On est content que la situation des frontières n’ait pas été remise en cause. Si la situation ne change pas, on est capable de vivre avec, même si l’on doit s’enregistrer pour traverser», exprime le maire de Pointe-à-la-Croix, Pascal Bujold.

Celui-ci avoue toutefois que la réapparition subite de l’état d’urgence au Nouveau-Brunswick n’est pas sans l’inquiéter.

«On demeure toujours craintif de voir la situation revenir à ce que c’était il y a quelques mois. C’est comme une épée de Damoclès qu’on remet au-dessus de notre région. On espérait vraiment que tout ça soit derrière nous, ça ramène de mauvais souvenirs», dit-il.

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