La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) a déposé une plainte auprès du Commissariat aux langues officielles à la suite de la conférence de presse unilingue anglaise de la ministre de la Santé, mardi.

Dans un communiqué, le président de la SANB, Alexandre Cédric Doucet, déplore que lors de cette conférence de presse quotidienne du gouvernement sur la pandémie de COVID-19, la ministre Dorothy Shephard «n’a jamais prononcé un seul mot en français concernant des informations très importantes pour la population de la province», alors que le Nouveau-Brunswick est actuellement aux prises avec une quatrième vague particulièrement virulente.

Il soutient que les Acadiens et les francophones n’ont eu droit qu’à l’interprétation simultanée.

Le gouvernement de Blaine Higgs annonçait notamment mardi que les hôpitaux de la province passaient au niveau d’«alerte rouge» et devaient donc reporter certaines procédures non urgentes, en raison d’une augmentation rapide des cas de COVID-19. La ministre Shephard était venue expliquer cette mesure aux personnes dont la chirurgie doit être reportée.

M. Doucet écrit mercredi que «depuis le début de la pandémie, la SANB ainsi que plusieurs acteurs de la société civile acadienne et francophone dénoncent le flagrant non-respect du caractère bilingue de la province dans le cadre des conférences presse régulières du gouvernement sur la COVID-19».

Il rappelle qu’en septembre 2020, à la suite d’une plainte, la commissaire aux langues officielles, Shirley MacLean, avait donné raison à une journaliste de Radio-Canada Gaspésie, qui avait dû poser une question en anglais au premier ministre Blaine Higgs lors d’une conférence de presse.

La commissaire MacLean avait recommandé il y a un an que le gouvernement prévoie un porte-parole francophone ou bilingue lors de ses conférences de presse, et qu’il s’assure d’«un usage équilibré des langues officielles en vertu de l’état d’égalité des deux langues officielles et des deux communautés linguistiques» au Nouveau-Brunswick.

«Après plus de 18 mois d’urgence sanitaire, et après avoir été reproché formellement par la Commissaire, force est de constater que le gouvernement Higgs ne respecte aucunement sa population acadienne et francophone dans son droit de recevoir des informations cruciales en temps d’urgence sanitaire dans sa langue maternelle», soutient M. Doucet.

«Pour moi, l’acharnement du gouvernement à ne pas respecter ses obligations linguistiques, même après la publication du rapport de la commissaire MacLean, souligne un problème systémique au sein du gouvernement Higgs en ce qui concerne son non-respect de la population acadienne et francophone de la province.»

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