Un nouveau sentier pédestre a vu le jour à Saint-Ignace, dans le comté de Kent, durant la pandémie. Grâce à un esprit communautaire, à des permissions accordées d’un voisin à l’autre, le sentier aménagé a atteint jusqu’à maintenant une longueur de 1,5 kilomètre.

Samuel Vautour de Saint-Ignace, qui habite pas tellement loin du pont de la communauté, a eu l’initiative de créer ce sentier pédestre qui est situé entre deux ponts, c’est-à-dire le pont de Saint-Ignace et le pont du milieu. Le sentier se trouve du côté nord de la rivière Kouchibouguacis.

Le sentier semble très fréquenté par les gens du coin. «Durant la longue fin de semaine, je dirais qu’il y a un bon 150 personnes qui ont marché dans le sentier, affirme M. Vautour. Actuellement, le sentier est d’un peu plus de trois kilomètres car tu vas et tu reviens.»

Le sentier débute au pont de ciment, situé à proximité de l’église de Saint-Ignace, et longe la rivière sur 1,5 kilomètre. La première maison aperçue sur le sentier, c’est là qu’habite Samuel Vautour avec sa femme et ses deux enfants. Le projet a été entamé à l’automne 2020.

«J’ai commencé ma section. Ensuite mon voisin a une grande terre adjacente à la mienne alors je lui ai demandé la permission et il m’a laissé continuer le sentier sur sa terre. Je savais qu’il y avait de beaux paysages un peu plus loin. Ça fait que j’ai demandé la permission à d’autres voisins.»

En fait, il a fallu la permission d’une douzaine de propriétaires pour atteindre la longueur actuelle. Il souligne que sans la bonne collaboration de «voisins chaleureux», le projet n’aurait pas vu jour.

Le créateur de ce sentier ne semble pas avoir eu trop de difficultés à aménager le passage comme tel. «Ce que je fais, c’est que je me promène un peu partout sur la terre et dans le bois pour voir les points d’intérêt. S’il y a une belle source, je vais contourner le sentier vers la source.» Il y a aussi des arbres âgés de plus de 230 ans dans ce secteur, alors le sentier va longer ces arbres aussi.

«L’idée c’est d’essayer de trouver les plus beaux spots et les endroits qui ont une histoire», explique Samuel Vautour.

Le sentier actuel est d’une distance de 1,5 kilomètre. – Gracieuseté

Il y a un endroit anciennement appelé «le cap à David». Selon Samuel Vautour, «c’est là qu’ils faisaient débouler le bois au printemps pour que le bois flotte dans l’eau jusqu’au moulin au pont du milieu.» Plus tard, il a l’intention d’ajouter des affiches sur le sentier pour expliquer l’histoire de la communauté.

«Le sentier je l’ai pas mal fait tout seul. De temps en temps je demande l’aide à mes enfants ou à un petit voisin.» Ses deux enfants sont Cloé, 16 ans, et Caleb qui aura bientôt 15 ans. Sa fille a d’ailleurs créé le logo du Club des loisirs de Saint-Ignace. Samuel Vautour a pu compter sur l’appui du Club des loisirs de Saint-Ignace pour développer son projet, qui a aussi permis de donner un certain élan à l’organisme communautaire.

L’objectif de Samuel Vautour, c’est de joindre les deux ponts par le sentier. En ligne droite, la distance à explorer serait d’environ cinq kilomètres. Toutefois, avec les différentes attractions à atteindre, le sentier pourrait s’étendre sur quelques kilomètres de plus. Il faudra néanmoins convaincre certains propriétaires pour y parvenir.

«À 95 %, les propriétaires sont d’accord, mais il reste un 5 % de propriétaires qui ne veulent pas ou ne savent pas ce que je veux dire avec mon projet», explique le pionnier. Selon lui, il ne faut pas précipiter les choses.

En attendant, le projet continue de prendre de l’ampleur. Une autre boucle d’un kilomètre sera ajoutée au sentier au cours de la prochaine année. Le principal intéressé aimerait que ce projet se poursuive dans le cadre d’un projet étudiant au printemps.

«Nous le comité du DSL on supporte à 100% le comité des loisirs de Saint-Ignace et le projet du sentier entre les deux ponts, a fait savoir le président du district de services locaux (DSL) de Saint-Ignace, Éric Tremblay. C’est bon pour notre communauté, c’est bon pour les familles, c’est bon pour tout. Le plein-air, surtout dans un contexte de pandémie, c’est encore plus important.»

À l’origine

«Un ancien sentier du côté sud de la rivière avait été créé en 1973», explique Samuel Vautour. En 1977, ce sentier avait été entretenu dans le cadre d’un projet étudiant. Samuel Vautour voulait par la suite prolonger le sentier. Il a alors travaillé à l’aménagement.

«On avait fait un bon bout», dit-il. Certains propriétaires étaient toutefois réticents à l’idée de céder un passage de ce sentier sur leur terrain. Samuel Vautour a alors décidé d’abandonner ce projet et d’aménager un sentier du côté de sa propriété, c’est-à-dire du côté nord de la rivière Kouchibouguacis.

Selon Samuel Vautour, le sentier est ouvert durant toute l’année. On peut également faire de la raquette durant l’hiver. Les plus aventureux peuvent aussi faire du fat bike. – Gracieuseté

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