Le conseil municipal de la Ville de Dalhousie a adopté à l’unanimité lundi soir, une politique rendant obligatoire la pleine vaccination à la COVID-19 pour l’ensemble de ses employés actuels et à venir.

Au départ, la Ville avait décidé de montrer une certaine tolérance envers ses employés non vaccinés, et ce, même si elle recommandait fortement la pleine vaccination. Ceux-ci pouvaient donc continuer de travailler, mais devaient, entre autres, se faire tester chaque semaine, porter le masque en tout temps et manger séparément des autres employés. La municipalité restigouchoise a toutefois décidé de serrer la vis davantage, lundi soir, lors de sa rencontre mensuelle, en adoptant une politique encore plus stricte.

«C’est un sujet qui est revenu sur la table à plusieurs reprises, ici ainsi qu’à la Commission de services régionaux, et nous avons choisi de prendre des mesures plus sévères. Les gouvernements provincial et fédéral ont haussé leurs règles vis-à-vis leurs employés non vaccinés, et bien nous sommes également un palier de gouvernance et on a décidé d’imiter leur geste. On croit que c’est la façon la plus adéquate de protéger nos employés, les membres de leur famille ainsi que la population générale», a souligné le maire de l’endroit, Normand Pelletier.

La mesure prévoit que tous les employés de la Ville – incluant les membres de la brigade des incendies et ceux du conseil municipal – doivent être pleinement vaccinés. Les récalcitrants seront renvoyés à la maison et leur absence sera considérée comme un congé sans solde, et ce, jusqu’à ce qu’ils se conforment aux exigences de leur employeur.

La politique est valable pour les employés actuels, mais également pour tous ceux qui seront embauchés à l’avenir en date du 18 octobre. Les employés n’ayant reçu qu’une seule dose jusqu’à présent auront une période de grâce dite «raisonnable» pour obtenir leur seconde.

Actuellement, Dalhousie compte 25 employés. De ce nombre, 23 sont pleinement vaccinés et deux ont reçu leur première dose. C’est donc dire que la politique ne devrait pas, du moins en principe, causer trop de tracas à l’administration.

Villa Renaissance

L’adoption de cette politique survient par ailleurs au moment même où sévit une importante éclosion de COVID-19 au foyer de soins de la municipalité, la Villa Renaissance. Cette éclosion touche actuellement plus d’une douzaine de personnes à l’intérieur de cet établissement, tant au niveau des employés que des résidents. Elle a également provoqué au cours des derniers jours le décès de cinq personnes (quatre résidents et un employé).

«Ce qui s’est passé au cours de la dernière semaine dans cet établissement est très triste. Moi et le conseil sommes de tout cœur avec la direction, les employés et les familles éprouvées par ces décès. On souhaite évidemment que le pire soit derrière et que toutes les personnes atteintes se rétablissent très rapidement», a souligné le maire, non sans interpeller au passage la province sur la question des salaires des préposés des foyers de soins.

«Le gouvernement se vante d’avoir réussi à dégager un surplus budgétaire de plusieurs millions $, ce serait peut-être le temps de penser aux employés des foyers qui, depuis le début de la pandémie – c’est-à-dire depuis plus d’un an et demi –, offrent des soins extraordinaires et font face à ce genre de situations déchirantes. Une augmentation de salaire ne serait pas de trop afin de reconnaître l’ampleur du travail qu’ils accomplissent», estime-t-il.

logo-an

private

Vous utilisez un navigateur configuré en mode privé ou en mode incognito.

Pour continuer à lire des articles dans ce mode, connectez-vous à votre compte Acadie Nouvelle.

Vous n’êtes pas membre de l’Acadie Nouvelle?
Devenez membre maintenant

Retour à la page d’accueil de l’Acadie Nouvelle