Le gouvernement provincial essaie toujours de s’entendre avec le gouvernement fédéral sur les détails du programme qui permettrait de réduire le coût des garderies à 10$ par jour. Le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Dominic Cardy, affirme qu’une entente pourrait être conclue d’ici la fin de l’année.

Le plan du gouvernement fédéral est de réduire de moitié les coûts des services de garde d’ici la fin 2022 et de les diminuer à 10$ par jour en moyenne d’ici 2026, notamment en créant des garderies sans but lucratif.

Selon une analyse du Centre canadien des politiques alternatives, cela permettrait aux familles d’économiser environ 7600$ par enfant.

Le Nouveau-Brunswick est l’une des deux dernières provinces, avec l’Ontario, à ne pas avoir signé cette entente.

La question des garderies privées, qui forment les deux tiers des soins de garde au Nouveau-Brunswick, est encore la source principale du désaccord, selon le ministre Cardy.

Selon lui, l’ajout de garderies sans but lucratif ferait compétition aux garderies privées du Nouveau-Brunswick. Il souhaite que l’entente avec Ottawa puisse permettre de réduire les coûts pour toute la population, y compris les familles qui fréquentent les garderies privées.

Il n’offre toutefois aucun détail sur le modèle de réduction des coûts qu’il aimerait pouvoir mettre en place avec le gouvernement fédéral.

«J’espère qu’on peut terminer les négociations dans les jours à venir, mais en ce moment, je ne peux pas partager les détails puisque c’est en train d’être négocié.»

Ottawa a réussi à signer une entente avec l’Alberta la semaine dernière, où une grande proportion des garderies sont également des entreprises privées.

«La différence entre le système de l’Alberta et le nôtre, c’est qu’ils ont un secteur privé, oui, mais ici, on a un secteur privé qui est beaucoup influencé par le secteur public», dit Dominic Cardy.

Il fait valoir que le Nouveau-Brunswick offre des subventions aux centres d’éducation de la petite enfance, notamment pour les salaires des éducatrices qui y travaillent.

Selon lui, la particularité du Nouveau-Brunswick comme province officiellement bilingue ajoute aussi un «petit élément de complication» en vue de conclure un accord, même si les négociations butent surtout sur la question des garderies privées.

«On va faire tout ce qu’on peut pour être alignés avec eux (Ottawa). C’est leur argent, mais en même temps, on a un système qui existe déjà et je ne veux pas l’affaiblir juste pour recevoir un montant d’argent additionnel.»

Lors de la période de questions, mercredi, le député de Kent-Sud et critique libéral en matière d’éducation, Benoît Bourque, a demandé au ministre Cardy pourquoi son gouvernement «refuse» de signer l’accord.

Le ministre l’a accusé de déformer la réalité et a rappelé que le gouvernement négocie toujours pour conclure cette entente.

Benoît Bourque rappelle toutefois que le dossier traîne déjà depuis plusieurs mois.

Le premier ministre Blaine Higgs était d’abord réticent à signer cette entente, qu’il avait qualifié de stratagème électoral libéral. Mais il s’est fait plus accueillant envers la proposition des libéraux fédéraux à la suite des élections de septembre dernier.

«Y’a moyen de moyenner, dit Benoît Bourque. Le gouvernement fédéral a démontré beaucoup de flexibilité et a signé des ententes avec huit autres provinces. Il y a moyen d’arriver à une entente où tout le monde peut être bien.»

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