Une campagne de sociofinancement a été lancée tout récemment afin d’aider un citoyen du DSL de Saint-Quentin à rebâtir sa ferme qui s’est envolée en fumée le 14 novembre.

Livreur de granulés de bois et président du DSL de Saint-Quentin, Alain Martel exploite également une fermette où il fait l’élevage de poules, de cochons et de bœufs à des fins de consommation.

«Mes animaux, c’est ma passion. Je sais que ça sonne paradoxal parce que je les élève pour ensuite en faire de la nourriture, mais c’est pourtant vrai. Je les adore et je veux qu’ils soient bien», confie-t-il.

Le dimanche 14 novembre, celui-ci nettoyait l’intérieur de sa ferme lorsque le brasier s’est déclaré.

«Je ne sais pas trop si c’est la chaleur des lumières ou un problème électrique quelconque qui est survenu, mais soudainement j’ai vu des tisons flotter au plafond. Le temps que je connecte un tuyau pour arroser le tout, des flammes étaient déjà présentes à l’étage, dans la paille et dans le foin. C’était déjà trop tard. C’est du combustible, ça s’est enflammé en un rien de temps», raconte ce dernier.

Voyant qu’il ne parviendrait pas à éteindre l’incendie, Alain Martel s’est concentré sur l’évacuation des animaux de sa ferme.

«J’ai été chanceux dans ma malchance si l’on veut, car je n’ai pas perdu un seul animal. Cela dit, le bâtiment est une perte totale», ajoute M. Martel.

Si certains de ses animaux ont trouvé un toit temporaire depuis l’incendie, d’autres sont toutefois à l’air libre. Et comme le fait remarquer le fermier, l’hiver arrive rapidement. De là la nécessité de faire vite au chapitre de la reconstruction. Car c’est bien là l’intention de M. Martel, remettre sa ferme sur pied. Le problème par contre, c’est l’argent.

Il y a quelques années, la compagnie d’assurance avec laquelle il faisait affaire a quitté la région. Et lorsqu’il a voulu s’assurer avec une nouvelle, les primes avaient grimpé de façon astronomique.

«Ça doublait, voire même triplait. J’ai donc pris la décision de ne pas assurer la grange. J’avais aussi pris cette décision pour la maison, mais là je vais remédier à cela. Quand je vois ce qui arrive avec ma ferme, il n’est pas question que je me retrouve dans cette situation», soupire-t-il.

Afin de lui donner un coup de main, des amis ont mis sur pied une campagne de sociofinancement, question d’amasser un des fonds pour rebâtir les lieux. L’objectif a été fixé à 30 000$.

En moins d’une semaine, près de 4500$ ont été récoltés. Mais l’appui de la population va au-delà des dons monétaires.

«Beaucoup de gens sont venus me voir en personne pour me faire des dons en argent oui, mais aussi de matériaux ou même encore pour donner de leur temps pour la reconstruction. Tout cet appui en temps de crise, c’est très touchant», souligne-t-il.

Dans les faits, M. Martel a déjà entamé la reconstruction de sa grange. Si tout va bien, il croit possible de rêver d’avoir le gros de la structure en place avant Noël.

«Disons que ce serait vraiment un beau cadeau», souligne-t-il.

La collecte de sociofinancement est accessible sur la plateforme GoFundMe (mots clés Alain Martel).

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