Le président de la France, Emmanuel Macron, s’est engagé à se rendre dans les régions de Clare et d’Argyle, en Nouvelle-Écosse, pour le Congrès mondial acadien de 2024, selon la Société Nationale de l’Acadie (SNA).

Le chef d’État aurait répondu à une invitation du président de la SNA, Martin Théberge, selon l’association. Celui-ci faisait partie d’un groupe accompagnant l’écrivaine Antonine Maillet, qui a reçu une décoration des mains du dirigeant le 24 novembre.

«C’est une merveilleuse nouvelle. Le président Macron nous redonne rendez-vous dans trois ans et célébrera, avec nous, notre fête nationale» de mentionner M. Théberge.

La SNA aurait aussi reçu la confirmation que Consulat général de France à Moncton, dont les effectifs ont diminué en 2009, 2010 et 2015, et qui devait fermer en 2022, resterait pérenne.

«Non seulement nous allons le maintenir, mais nous en préserverons, dans la durée, tous les moyens» aurait annoncé M. Macron.

L’ajout d’un poste d’attaché économique, la restauration complète des services consulaires et l’augmentation du dispositif culturel confirmeraient cet engagement, selon la SNA.

Le délégué consulaire des Français de l’étranger pour l’est du Canada, Florian Euzen, a précisé ignorer si ce consulat fournira à nouveau des services de chancellerie (les renouvellements de passeport, par exemple) pour éviter aux Français habitant au Nouveau-Brunswick de se déplacer à Montréal.

Le président aurait également affirmé sa volonté de créer une école internationale française en Acadie. La SNA y voit un intérêt tout particulier pour l’immigration francophone.

Nouvelle inattendue

En 2019, lors du 20e anniversaire de la venue en Acadie d’un ancien chef d’État français, Jacques Chirac, l’ancienne présidente de la SNA, Louise Imbeault, s’était montrée incapable de promettre la répétition de cet événement.

Depuis M. Chirac, François Mitterrand et Charles de Gaulle, aucun président français n’a fait de gestes symboliques forts au profit de l’Acadie. La relation entre la France et les francophones des provinces maritimes est néanmoins vieille et a pu être intense.

Celle qui était considérée comme la «mère patrie» a aidé les Acadiens par des dons financiers, matériels et humains à la suite d’échanges diplomatiques, en plus de lui donner une reconnaissance mondiale.

Durant les 25 ans qui ont suivi la visite d’Acadiens – les «quatre mousquetaires» – au général de Gaulle en 1968, la France a par exemple dépensé 29 millions $ d’aujourd’hui en aide matérielle (comme des envois de livres) aux Acadiens, selon une estimation de Robert Pichette, auteur du livre De Gaulle et l’Acadie.

L’État français a aussi octroyé durant cette période plus de 200 bourses d’études et envoyé des coopérants travailler pendant leur service militaire en Acadie.

Doutes

Le professeur de sciences politiques à l’Université de Moncton, Roger Ouellette, pense que l’organisation d’une visite présidentielle est le meilleur moyen de consolider des liens diplomatiques.

«Ça mobilise tout le monde à la tête de l’État», avait-il expliqué en 2019. Il avait alors souligné que la SNA était à l’initiative de la visite du président Chirac en 1999.

Cependant, cet ancien président de la Société nationale de l’Acadie doute aujourd’hui de la future venue de M. Macron en Acadie.

«C’est beaucoup plus compliqué qu’on pense, ça demande beaucoup de logistique, dit-il. Et c’est dans longtemps!»

Le Consulat général de France à Moncton et à Halifax a été incapable de confirmer les informations publiées par la SNA avant l’heure de tombée.

logo-an

private

Vous utilisez un navigateur configuré en mode privé ou en mode incognito.

Pour continuer à lire des articles dans ce mode, connectez-vous à votre compte Acadie Nouvelle.

Vous n’êtes pas membre de l’Acadie Nouvelle?
Devenez membre maintenant

Retour à la page d’accueil de l’Acadie Nouvelle