IJL – Réseau Presse – Acadie Nouvelle

L’ex-directeur de l’école Marée Montante de Saint-Louis de Kent et résident de Saint-Ignace, Aldéo Richard, s’apprête à lancer un livre sur l’histoire de sa communauté. D’une empreinte à l’autre, l’histoire de Saint-Ignace sera prêt en mars 2022.

Maintenant à la retraite, Aldéo Richard et sa femme Nicole travaillent sur ce projet depuis 2015. «Je me suis toujours intéressé à l’histoire. À la retraite, c’était mon objectif d’écrire l’histoire de mon petit village natal et c’est ça qui s’est fait.»

Autre raison pour écrire ce livre:l’auteur voulait expliquer à ses enfants et petits-enfants quelles sont leurs racines. «C’est en me basant sur le proverbe africain: ‘’Pour savoir où l’on va, faut savoir d’où l’on vient’’, qu’a débuté ma recherche.»

Au cours de sa dernière année de carrière dans l’enseignement en 2015, Aldéo Richard s’est intéressé à l’histoire des communautés voisines dans le comté de Kent. Il a lu beaucoup de livres afin de bien se préparer pour son projet.

Pendant trois ans, il a fait le tour de la paroisse et a accordé des entrevues, environ 150, aux gens de la place.

«J’en ai fait avec les gens à Saint-Ignace, mais aussi avec d’autres de Saint-Ignace qui sont rendus à Saint-Louis, à Moncton ou à Dieppe. J’allais les rejoindre où ils étaient pour avoir le plus d’informations possibles.»

Parallèlement, lorsqu’il avait l’occasion d’aller vers Moncton, l’auteur se rendait aux archives du Centre d’études acadiennes Anselme-Chiasson de l’Université de Moncton.

«En fouillant, tu finis par trouver des affaires sur notre région.»

Il cite en exemple le fonds Pierre-Bérubé.

«Pierre Bérubé, c’est le premier prêtre de Saint-Ignace qui est arrivé ici en 1887. Il écrivait tous les jours. Ça permettait de découvrir des affaires», explique l’auteur.

Il fait d’ailleurs remarquer que l’année 2021 représente le 200e anniversaire des premières concessions de terre accordées aux habitants de Saint-Ignace.

Donc, beaucoup d’entrevues au début, et par la suite il a fallu réécouter tous les enregistrements et transcrire l’information.

«Ça, ç’a pris une autre année», avoue le principal intéressé.

Il a ensuite commencé à regrouper les sujets. Le premier chapitre du livre portera sur les familles fondatrices.

«Pour chaque nom de famille fondatrice, j’ai fait un petit historique au début», indique-t-il.

Parmi les autres thèmes abordés, il y a la religion, l’éducation, les commerces, les sports, les anciens combattants et d’autres à découvrir.

Son livre, pour ne pas dire sa brique, est terminé depuis août.

«Il est présentement aux Éditions de la francophonie. C’est difficile à juger mais ils croient que le livre comptera de 1200 à 1400 pages», explique le fier Acadien.

L’auteur a écrit quelque 900 pages et il a soumis environ 1500 photos.

«C’est beaucoup de travail pour eux», dit-il.

Étant donné que le livre sera volumineux, il coûtera 120 $.

«On savait qu’à ce prix on allait perdre des clients», avoue l’auteur.

Néanmoins, il compte à ce jour 85 livres vendus en prévente.

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