À l’approche de l’hiver, Norma Mazerolle de Saint-Charles de Kent ne s’ennuie pas, trop occupée qu’elle est à créer ses couvertures piquées, ses pantoufles, ses petites lavettes et essuie-mains à boutons.

Depuis une trentaine d’années, la dame de 87 ans fabrique ses couvertes piquées à la machine à coudre et aussi à la main. Comme elle le dit elle-même: «Ça va plus vite au moulin.»

Elle vend son matériel surtout l’été, durant le Festival de pétoncles de Richibucto.

«L’été passé, on en a eu un (festival), mais l’année d’avant on n’en a pas eu à cause du virus», fait-elle remarquer.

Elle compte toutefois vendre ses créations le 4 décembre lors d’un marché de Noël qui se déroulera de 9h à 16h à Richibucto.

Des couvertes piquées, elle en fabrique de toutes les grandeurs et de toutes les couleurs.

«Pour les lit queens, c’est à peu près 90 pouces de large par 100 à 106 pouces de long. Ce n’est pas tout le temps pareil», témoigne-t-elle.

«J’en fais de toutes sortes de façons. J’en fais des pas si chers, parce qu’il y en a qui ne veulent pas payer trop cher.» Toutefois, les couvertes qui demandent plus de détails, de travail et de temps seront évidemment plus dispendieuses.

Norma Mazerolle peut en fabriquer jusqu’à deux par semaine, mais à ce rythme elle ne doit pas perdre trop de temps. Elle en crée 20 à 30 en moyenne par hiver et prend une pause l’été.

«Je commence au mois de novembre et je continue jusqu’au mois d’avril. Je commence à huit heures, je ne prends pas de break l’avant-midi mais je prépare les repas. Je ne prends même pas 15 minutes de break ni l’avant-midi, ni l’après-midi. C’est comme travailler à plein temps», dit-elle.

Quelques oeuvres de Norma Mazerolle. – Gracieuseté

Le soir après souper, lorsqu’elle s’assoit et a les mains libres, Norma va prendre ses baguettes pour tricoter des pantoufles à son rythme pendant une demi-heure à une heure. Si le cœur lui en dit, elle passera ensuite à la fabrication de ses petites lavettes ou linges à vaisselle.

«L’hiver passe assez vite que je n’ai pas le temps de le voir», dit celle qui est devenue veuve à 55 ans.

«Je travaillais à la Coop de Saint-Louis. Quand j’ai arrêté de travailler, j’avais 58 ans. Après la mort de mon mari, ça n’allait pas vraiment. J’ai pensé, je vais faire quelque chose pour passer le temps et pour oublier tout le passé. Je me suis mise à faire des couvertes.»

Elle avait vu dans son jeune temps sa mère en fabriquer.

«Ça me fait quelque chose à faire, dit-elle. L’été je n’ai pas le temps de faire ça par exemple, parce que j’ai un gros jardin.»

Pendant la belle saison, la dame qui aura 88 ans le 8 janvier prochain coupe encore son gazon à l’aide d’un tracteur et taille ses arbustes autour de la maison avec une scie électrique.

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