Les infirmières de la province tiendront des votes de grève à compter de jeudi. Selon le ministre des Finances, Ernie Steeves, des rencontres sont prévues entre le gouvernement et le syndicat cette semaine.

Les infirmières immatriculées, auxiliaires et praticiennes ont suffisamment attendu, soutient la présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers du N.-B., Paula Doucet.

«C’est triste qu’on en soit là, mais après presque trois ans sans conventions collectives, je pense que les infirmières de la province disent “assez c’est assez”.»

Elle déplore que le gouvernement provincial n’ait pas officiellement demandé à retourner à la table de négociations depuis que les infirmières ont rejeté la dernière entente de principe le 6 octobre.

Il s’agissait du deuxième échec d’une offre gouvernementale aux infirmières, après le rejet d’une autre entente de principe en août.

De son côté, le premier ministre Blaine Higgs a affirmé mardi que les infirmières n’ont pas présenté une contre-offre à celle du gouvernement, soit la plus récente entente de principe à avoir été rejetée.

«Ce n’est pas le genre de cas où on continue de faire des offres en espérant qu’on ait la bonne. Donnez-nous une contre-offre, et on commencera à partir de là», a-t-il affirmé en mêlée de presse.

Il affirme toutefois qu’une grève chez les infirmières serait inquiétante compte tenu du fait que les hôpitaux de la province sont toujours aux prises avec la pandémie.

La semaine dernière, Blaine Higgs a affirmé qu’il aimerait que ce conflit de travail soit résolu avant Noël.

Ernie Steeves – qui est le ministre responsable des négociations collectives – affirme que des rencontres sont prévues avec le syndicat cette semaine.

«Nous devons être au rendez-vous, les infirmières doivent se rendre à la table (de négociations) et nous allons résoudre ceci.»

Le premier ministre affirme depuis longtemps que les infirmières ont besoin de meilleures conditions de travail et que les négociations ne portent pas uniquement sur leurs salaires.

Roger Melanson, chef libéral par intérim, a critiqué le premier ministre sur l’état des négociations. Le gouvernement n’en fait pas assez pour régler la pénurie d’infirmières, selon lui.

«Nous avons besoin que les infirmières travaillent à leur plein potentiel dans de meilleures conditions de travail avec des salaires compétitifs avec les autres provinces. Mais c’est aussi important de les retenir dans le système», a-t-il dit en mêlée de presse.

Il ajoute que les infirmières travaillent jusqu’à l’épuisement professionnel puisqu’il n’y a pas suffisamment d’infirmières pour prendre la relève.

Paula Doucet, elle, est d’avis que des efforts de recrutement, de rétention et de «respect» envers les infirmières sont tous nécessaires à la signature d’une nouvelle convention collective.

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