Le gouvernement provincial a dévoilé, vendredi, son plan pour freiner la propagation de la COVID-19 durant la période des Fêtes et le reste de l’hiver.

Un système comprenant trois niveaux de restrictions remplacera le code de couleurs utilisé jusqu’ici. La ministre de la Santé, Dorothy Shephard, a indiqué que nous serons dans le premier niveau samedi à 23h59.

Ce niveau comprend les mesures actuelles, mais la limite des mêmes 20 contacts est remplacée par une directive qui interdit les regroupements informels de plus de 20 personnes à l’intérieur des maisons et de plus de 50 personnes à l’extérieur. Il impose aussi le port du masque à l’extérieur lorsque la distanciation physique est impossible et dans les endroits publics où les preuves de vaccination ne sont pas exigées, comme les centres commerciaux, les épiceries, les salons de coiffure et les spas.

La ministre suggère fortement aux personnes non vaccinées d’éviter les regroupements intérieurs, puisqu’ils sont beaucoup plus à risque d’attraper le virus et de développer des symptômes graves. Elle rappelle que les lieux de travail et les rassemblements privés demeurent les principales sources d’exposition et de transmission.

La Santé publique utilisera différents critères tels que le nombre de cas actifs, la hausse des nouveaux cas et les hospitalisations pour déterminer si un changement de phase est nécessaire.

Les deuxième et troisième niveaux comprennent des mesures plus restrictives, y compris le retour de la bulle familiale, une réduction du nombre de personnes permises dans les regroupements intérieurs et extérieures, une réduction du nombre de personnes permises dans les endroits publics comme les restaurants, et une interdiction d’entrer ou de sortir de certaines régions de la province.

«Nous voulons un équilibre entre la protection de notre santé mentale et la protection de notre santé physique», a souligné la médecin-hygiéniste en chef de la province, Dre Jennifer Russell, qui rappelle que le temps des Fêtes est particulièrement propice à la circulation du virus.

Le ministre Shephard précise qu’à cette heure le système hospitalier est sous pression mais n’est pas débordé.

«Tout le monde est fatigué de la COVID-19, reconnaît-elle. Je crois que ces restrictions sont non seulement faisables et gérables mais aussi vivables.»

Ce plan restera en place jusqu’au printemps.

Il n’y aura aucun changement dans les écoles et il n’est pas question de réintroduire des vérifications aux frontières terrestres.

Le gouvernement continuera de compter sur la bonne volonté de chacun en n’imposant pas de contrôles serrés du respect des nouvelles consignes.

«Ce sera aléatoire. Nous nous concentrerons principalement sur ceux qui s’isolent. Dans l’ensemble, je pense que les gens se conformeront. Bien que le gouvernement puisse proposer des exigences et des recommandations, il appartient à chaque individu de faire la bonne chose», déclare Mme Shephard.

«Le pouvoir n’est pas vraiment entre les mains du gouvernement, le pouvoir est entre les mains des gens, et ils ont travaillé très dur, et nous pensons que nous pouvons continuer à travailler de cette façon.»

Élargissement du public admissible à la dose de rappel

Le Nouveau-Brunswick a enregistré 97 nouveaux cas vendredi et 75 établissements. Il y a 711 cas actifs. La pandémie a également fait deux nouvelles victimes.

La troisième dose de vaccin est maintenant offerte aux Néo-Brunswickois(e)s de 60 ans et plus. Elle sera accessible aux gens âgés de 50 ans et plus la semaine prochaine. Depuis vendredi, le Comité consultatif national de l’immunisation «recommande fortement» qu’une dose de rappel soit proposée à cette catégorie d’âge.

Les citoyen(ne)s de 40 ans et plus deviendront admissibles au cours des semaines suivantes. Il faut avoir reçu la deuxième dose il y a au moins six mois pour pouvoir recevoir la troisième.

Quelque 55 Néo-Brunswickois s’isolent actuellement à leur domicile, parce qu’ils arrivent de pays aux prises avec le nouveau variant Omicron. Ils n’étaient que huit il y a deux jours. Dorothy Shephard indique que le ministère effectue un suivi auprès de ces personnes et s’assure qu’elles aient accès à des tests de dépistage.

«Je n’ai reçu aucune indication selon laquelle Omicron est au Nouveau-Brunswick», a-t-elle mentionné.

Dre Russell note que le taux d’admission aux soins intensifs pour les personnes non vaccinées atteintes de COVID-19 est «plus de 10 fois» celui de ceux qui sont complètement vaccinés. Elle ajoute que le respect des consignes sanitaires est le «meilleur cadeau» que l’on puisse faire à ses proches et à la communauté.

«Vivre avec la COVID-19, dit-elle, ce n’est pas ignorer la COVID-19 et prétendre que le virus n’existe pas.»

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