Le rendez-vous est pris pour le Congrès à la direction du Parti libéral du Nouveau-Brunswick. Les sympathisants du parti seront appelés à choisir celui ou celle qui devra les représenter, mais aussi relancer leur formation lors des prochaines élections provinciales.

Le conseil d’administration de l’Association libérale du N.-B. a fixé au 6 août 2022 la date du congrès qui se tiendra au Palais des congrès de Fredericton.

Une résolution adoptée par le CA prévoit qu’il n’y aura pas de frais pour voter, et qu’aucuns frais ne seront facturés aux libéraux inscrits qui veulent assister à la convention.

Les membres inscrits pourront voter lors du congrès, mais aussi en ligne tout au long de la semaine précédant l’événement.

Le président de l’Association, Brian Murphy, explique qu’il s’agissait d’ouvrir la participation au processus de sélection à «tous ceux et celles qui partagent les valeurs libérales».

Pour le moment, la période d’inscription pour les candidats n’a pas encore été déterminée. Selon M. Murphy, celle-ci devrait s’ouvrir au mois de février, afin de permettre la tenue d’une campagne longue de trois à six mois.

Pour qu’une candidature soit officialisée, les intéressés doivent présenter leur demande et verser la somme de 30 000$ en frais d’inscription.

Notons que ce coût d’entrée n’était que de 20 000$ en 2019. Les dossiers seront ensuite évalués par un comité qui devra donner son «feu vert».

Plusieurs personnalités ont indiqué qu’elles considéraient présenter leur candidature: le député de Moncton-Centre, Robert McKee, le député de Shediac-Beaubassin-Cap-Pelé, Jacques LeBlanc, ou encore Susan Holt, ancienne candidate dans Fredericton-Sud.

Jusqu’à présent, seuls deux individus ont confirmé leur intention de briguer l’investiture du parti.

L’ancien député fédéral de Tobique-Mactaquac, T.J. Harvey, a été le premier à s’avancer, avec le soutien d’élus provinciaux tels que Denis Landry, Lisa Harris et Keith Chiasson. Il a été imité par Donald Arseneault, qui a représenté l’est du Restigouche à l’Assemblée législative lors de quatre mandats, et géré la campagne du Parti libéral lors de la dernière campagne électorale.

Tous deux ont expriment déjà le souhait que la course soit disputée par un bon nombre de candidats afin de favoriser le débat d’idées et d’attirer l’attention des électeurs. En 2019, Kevin Vickers avait été couronné sans compétition.

«Il y a beaucoup d’intérêt», assure Brian Murphy. «Il y a beaucoup d’intérêt parce que le futur chef du parti libéral sera le prochain premier ministre du Nouveau-Brunswick, j’en suis certain.»

La personne choisie par les membres devra relever un parti qui a perdu trois sièges et son chef, défait dans sa circonscription, lors des élections de 2019. Aussi faudra-t-il tirer les leçons de cette déconvenue.

«Nous étions dans une époque différente à cause de la COVID-19, nous n’avons pas pu mener une campagne normalement», justifie Brian Murphy. «Nous allons nous reconstruire de façon significative», affirme-t-il.

Au début de l’année, en marge du Congrès biennal du parti, le président de l’Association libérale était allé plus en concédant «la province était divisée, le parti était divisé». «Nous avons besoin d’un leader, d’une bonne organisation et de politiques dynamiques», avait-il ajouté.

Reconquête de l’électorat anglophone

Plusieurs politologues soulignent déjà que de futurs succès électoraux passeront par la reconquête de l’électorat anglophone, alors que le parti avait récolté peu de voix dans les circonscriptions du sud de la province. Au lendemain des élections, le député de Dieppe, Roger Melanson, devenu chef par intérim, estimait que cela impliquerait un positionnement politique plus centriste, en faisant preuve de responsabilité sur le plan financier.

Interrogé par Radio-Canada, l’ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, encourageait plutôt les dirigeants du parti à privilégier un programme plus ancré à gauche.

Questionné sur le sujet, Brian Murphy refuse en tout cas de s’avancer. Ces orientations ne seront vraisemblablement donc pas tranchées avant l’élection du prochain chef.

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