Les membres des trois unités de négociation du Syndicat des infirmiers et infirmières du Nouveau-Brunswick ont voté à 92% en faveur de la grève.

L’ensemble des 9 000 infirmières immatriculées, infirmières auxiliaires autorisées et infirmières praticiennes membres du SSINB étaient appelées à prendre part au vote de jeudi à dimanche.

Celui-ci fait suite au rejet par les membres du SIINB de deux offres gouvernementales, en août, puis en octobre.

«Les infirmières des foyers de soins ont voté à 89% en faveur d’un débrayage, l’unité de négociation des infirmières de la partie III a voté à 91% en faveur de la grève et l’unité de négociation des infirmières gestionnaires et des infirmières surveillantes a voté à 96% en faveur de la grève», souligne le syndicat dans un communiqué.

Le résultat de ce vote ne mènera pas à une grève immédiate. Les équipes de négociation du syndicat reprendront les discussions avec le gouvernement provincial mardi. Un «black-out» médiatique, qui impose le silence aux participants, sera mis en place pour garder les détails confidentiels.

Le syndicat voulait obtenir un «mandat fort» de grève afin de se donner un meilleur rapport de force dans les négociations qui suivront.

«Plus le vote est élevé (en faveur de la grève), plus de pouvoir de négociation on aura, donc c’est pour cela qu’on contacte nos membres pour qu’elles nous donnent ce mandat de grève», avait affirmé Paula Doucet, présidente du syndicat.

Elle souligne que les infirmières sont épuisées et qu’elles ont besoin d’une convention collective signée dans les plus brefs délais.

«Toutes les infirmières en ont eu assez, et elles veulent une résolution. C’est pour cela qu’on veut un mandat de grève fort, pour que le gouvernement sache que ce n’est pas seulement moi qui le dit, ce sont toutes les infirmières.»

Toutefois, si jamais ces négociations n’aboutissent à rien et que le syndicat décide de déclencher un débrayage, très peu d’infirmières pourront faire la grève – peut-être même aucune.

Selon Paula Doucet, entre 70% à 75% des infirmières occupent des postes désignés essentiels, et doivent demeurer au travail en cas de grève.

«Actuellement, il y a environ 1000 postes vacants. Pour être honnête, je ne sais même pas si on a assez d’infirmières dans le système pour atteindre le 75%  qui sont jugées essentielles.»

Le premier ministre Blaine Higgs a déclaré à la fin novembre qu’il souhaitait résoudre ce conflit de travail avant Noël.

Depuis sa fondation en 1978, le Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick n’a jamais conduit ses membres jusqu’à une grève.

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