Les Néo-Brunswickois qui souhaitent passer un test rapide à la COVID-19 doivent désormais s’inscrire en ligne afin d’obtenir une trousse de dépistage.

Ces changements, nécessaires à cause de la forte demande suscitée par la flambée des cas dans la province, doivent entrer en vigueur dès mercredi.

D’après un site du gouvernement du Nouveau-Brunswick, les Néo-Brunswickois âgés de 2 à 50 ans qui présentent des symptômes de COVID-19 devront s’inscrire en ligne pour obtenir une trousse de dépistage rapide.

Jennifer Russell, médecin-hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, explique que ces changements se sont avérés nécessaires en raison des défis et risques posés par le variant Omicron pour le système de santé.

«On sait qu’il y aura beaucoup de travailleurs de ce secteur qui sont et qui seront en isolement, a-t-elle expliqué. On sait aussi que les hospitalisations vont augmenter. Il fallait donc que l’on change notre approche pour atténuer le risque de transmission ainsi que pour protéger l’infrastructure essentielle et notre système de santé», dit-elle.

D’après Dre Russell, les changements apportés vont permettre de réaffecter les ressources nécessaires pour la distribution des trousses à d’autres secteurs plus prioritaires.

«Ce sont des gens dont nous aurons peut-être besoin de mobiliser dans le système de santé ou pour continuer notre programme d’immunisation parce que l’on sait que c’est ça le moyen le plus efficace pour protéger notre population et le système de santé», précise-t-elle.

Lors d’une entrevue accordée à la CBC mardi, la ministre de la Santé, Dorothy Shephard, a indiqué que la province prévoit à nouveau faire la distribution des trousses de dépistage par l’entremise d’un système de service au volant.

Plusieurs autres provinces, dont la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard, ont elles aussi apporté des changements à la distribution des tests rapides en raison d’une forte demande.

De nouvelles mesures sont aussi en vigueur relativement aux tests PCR administrés dans la province.

Depuis mardi à 23h59, seuls les Néo-Brunswickois symptomatiques de plus de 50 ans ou de moins de deux pourront subir un test de dépistage moléculaire. Les personnes qui travaillent ou vivent dans un milieu à risque – comme les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée – les personnes immunodéprimées et les femmes enceintes seront aussi admissibles.

Dorénavant, tout citoyen ne figurant pas dans ces catégories et qui obtiendra un résultat positif à la suite d’un test rapide sera considéré comme étant infecté par la COVID-19.

Mercredi, Ottawa a annoncé que 140 millions de tests rapides seront envoyés aux provinces et territoires pendant le mois de janvier. Jusqu’à présent, 120 millions de tests ont été distribués par le gouvernement fédéral.

Déficit de communication, dit l’opposition

Pour l’opposition officielle, les nombreux changements apportés aux protocoles COVID dans la province au cours des derniers jours méritent une meilleure communication de la part du gouvernement.

«J’ai l’impression d’être un vieux disque, mais on a vraiment un problème de communication et de transparence. Je n’en reviens pas de voir comment les autres provinces sont régulièrement en conférence de presse afin de faire des mises au point et expliquer la situation. Que ce soit le premier ministre, le ministre de la Santé ou tout simplement les responsables de la Santé publique, ils sont là pour expliquer les changements et comment le tout va se dérouler. Au Nouveau-Brunswick, c’est le silence radio.»

M. D’Amours comprend mal pourquoi le gouvernement n’organise pas davantage de points de presse lorsqu’il a des informations importantes à partager. Le dernier remonte au 31 décembre.

«Il y a beaucoup de gens qui questionnent le processus de dépistage et comment ça va se passer, déplore Jean-Claude D’Amours, député libéral d’Edmundston-Madawaska-Centre et porte-parole de l’opposition en matière de santé. Plusieurs ne savent même pas qu’il n’y a plus de tests PCR et de tests rapides pour tout le monde.»

Bien que ces informations peuvent être trouvées sur internet, les sites du gouvernement sont parfois difficiles à naviguer, une tâche qui peut s’avérer insurmontable pour ceux qui maîtrisent mal les nouvelles technologies. C’est encore pire s’ils doivent, par exemple, prendre rendez-vous en ligne afin d’obtenir une trousse de dépistage, ajoute-t-il.

«On tient toujours pour acquis que tout le monde a un ordinateur, internet haute vitesse, les capacités et les connaissances pour naviguer sur internet, déplore Jean-Claude D’Amours. Il y a beaucoup de gens qui utilisent encore exclusivement les journaux, la radio et la télévision afin d’obtenir leurs informations», rappelle-t-il.

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