Confronté à un nombre record d’hospitalisations, le gouvernement Higgs décide de faire entrer la province dans la phase 3 de gestion de la pandémie. Et il ne le fait pas de gaieté de coeur.

Dès vendredi soir, une nouvelle panoplie de restrictions s’appliqueront pendant 16 jours, au minimum. Cela implique le retour de la bulle d’un ménage et l’interdiction des rassemblements publics.

Les salles de sports, les spas, les salons, les salles de théâtre et les cinémas seront fermés. Les activités sportives en équipe sont également suspendues, tandis que les rassemblements religieux seront uniquement permis à l’extérieur. La fermeture des salles à manger des restaurants est également décrétée.

Les écoles n’ouvriront pas leurs portes au cours des deux prochaines semaines. Les élèves ne retrouveront pas leur salle de classe avant le lundi 31 janvier.

«Je ne voulais pas passer au niveau 3 et je déteste devoir prendre cette mesure, a exprimé M. Higgs. Cette période vise à s’assurer que nos régies de santé puissent continuer d’offrir des soins. Nous ne passerons pas l’année 2022 confinés. Nous voulons pouvoir ouvrir nos écoles et nos entreprises après 16 jours.»

Selon les prévisions du ministère de la Santé présentées mardi, le Nouveau-Brunswick pourrait enregistrer jusqu’à 5500 nouveaux cas par jour et 220 hospitalisations entre la fin de janvier et le début du mois de février.

«La décision a été difficilement et n’a pas été prise à la légère. Nous faisons face à une situation grave et nous avons besoin de mesures sérieuses pour y répondre», a renchéri la Dre Jennifer Russell, qui disait mardi vouloir éviter d’imposer de nouvelles restrictions.

La médecin-hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick souligne que le personnel des hôpitaux et des foyers de soins est à bout de souffle, évoquant un «état de crise».

«Il est essentiel que chacun fasse sa part. Il n’est pas exagéré de dire qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort.»

Contrairement à ce que prévoyait le plan initial, cette nouvelle phase permettra aux commerces non essentiels d’accueillir des clients, à condition de restreindre la fréquentation à 50% de leur capacité. Selon la Dre Russel, les risques de transmission y sont moins importants, car les consommateurs les fréquentent pour de courtes périodes et maintiennent la distanciation.

La province encourage les gens à utiliser le ramassage sans contact en bordure de rue ou à désigner une personne de leur foyer pour faire leurs courses afin de réduire les contacts.

Autre ajustement, le programme d’enregistrement des voyageurs est interrompu pour «permettre aux agents de la sécurité publique de s’assurer que les particuliers et les entreprises se conforment aux mesures de niveau 3».

Le gouvernement offrira de l’aide aux entreprises affectées en renouvelant le programme de subvention de rétablissement des petites entreprises. Il s’agira d’un octroi non remboursable allant jusqu’à 10 000$, géré par l’agence Opportunités Nouveau-Brunswick.

Bientôt des mesures ciblant les non-vaccinés?

Au cours du point de presse, Blaine Higgs a déclaré son intention de rendre la vie «de plus en plus inconfortable et difficile pour ceux qui peuvent se faire vacciner, mais choisissent de ne pas le faire».

Il n’a toutefois fait aucune annonce destinée à accroître la pression sur les récalcitrants.

«On m’a demandé plusieurs fois jusqu’où j’étais prêt à allant avec l’obligation vaccinale, mais je ne veux pas élaborer sans avoir eu une discussion avec le cabinet», mentionne le premier ministre.

Il assure vouloir étudier plusieurs options au cours des deux prochaines semaines pour s’attaquer «à la racine du problème».

«Nous ne pouvons pas continuer de dépendre des personnes non vaccinées qui ont un impact aussi important sur la population de la province. J’ai demandé à différents ministères des recommandations pour voir où nous pouvons resserrer les restrictions pour ceux qui refusent d’aider à protéger la population», a-t-il lancé.

«Nous n’allons pas garder notre province en confinement en raison d’une poignée de personnes.»

Invité à commenter la volonté du Québec de travailler à l’élaboration d’une taxe, imposée aux personnes qui refusent le vaccin, le chef du gouvernement a répondu que «tout doit être envisagé».

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