Au cours des derniers jours, Énergie NB a envoyé divers messages à ses clients afin de leur demander de diminuer leurs consommations d’électricité lors des heures de pointe. Mais qu’en est-il des entreprises qui consomment également une grande part de l’énergie au Nouveau-Brunswick?

En raison de la période de froid extrême dont sur le Nouveau-Brunswick cette semaine, Énergie NB a demandé aux gens, lors des périodes où la demande est forte, soit de 6h à 9h et de 16h à 20h, de poser quelques gestes pour réduire leur consommation en énergie.

On a notamment demandé d’abaisser la température dans les pièces inoccupées, d’utiliser les appareils électroménagers un peu plus tard dans la journée et d’éteindre les lumières et les appareils lorsque les gens dorment ou sont absents de la maison.

Mercredi matin, la demande d’électricité a atteint 3206 mégawatts, ce qui est tout près du record établi en janvier 2004 alors que la demande en énergie avait atteint 3326 mégawatts.

Selon le responsable des relations avec les médias chez Énergie NB, Marc Belliveau, les clients industriels ont également été sollicités afin qu’ils réduisent leur consommation d’énergie lors des heures de pointe.

«Normalement, on appelle des industries et on leur demande si c’est possible pour eux de faire leurs activités quotidiennes en dehors des heures de pointe. On a des arrangements.»

Évoquant des raisons de confidentialité, il n’a pas dévoilé l’identité des entreprises qui ont pris des mesures afin de respecter la demande de la Société de la Couronne.

Il a toutefois ajouté que le taux de satisfaction était somme toute élevé.

«Ce n’est pas quelque chose que l’on fait toutes les années, même si on encourage toujours nos clients à économiser de l’électricité quand ils le peuvent. Ce genre de cas là représente un gros défi pour nos centrales et ça coûte très cher, car on doit aussi acheter de l’électricité d’ailleurs.»

Notons qu’au Québec, Hydro-Québec a lancé, en 2019, un programme de tarification dynamique afin de diminuer la demande en électricité lors des événements de pointe.

Les clients qui participent à ce programme peuvent notamment obtenir des crédits s’ils réduisent leur consommation d’énergie au cours de ces périodes. Au cours de l’hiver 2020-2021, 61 000 personnes ont participé volontairement à ce programme selon les données d’Hydro Québec. Environ 65 mégawatts par événement de pointe ont été effacés.

Selon Marc Belliveau, une option comme la tarification dynamique a déjà engendré des discussions, mais sans plus. Les industries ne reçoivent donc aucune compensation financière pour leur participation dans les campagnes de réduction de la consommation d’électricité pendant les heures de pointe.

«On n’est pas rendu là. On n’a pas le système en place dans les maisons pour justifier ce genre de programme. Si tu n’as pas de compteur intelligent, il est difficile de savoir à quel moment exact les gens se servent de l’électricité. Donc, on ne peut pas savoir si c’est pendant les heures de pointe ou pas.»

Par conséquent, il est aussi difficile de savoir, selon Marc Belliveau, combien de gens du Nouveau-Brunswick ont réduit leur consommation lors des heures de pointe.

«C’est difficile de le savoir, mais le fait que l’on n’a pas eu de gros défis en termes d’approvisionnement en électricité par nos centrales est une preuve que beaucoup de personnes ont participé. On le sait aussi par le biais de commentaires sur les réseaux sociaux.»

En contrepartie, M. Belliveau estime qu’il est beaucoup plus simple d’obtenir un portrait clair du côté des entreprises.

«Ils nous disent qu’ils ne feront pas marcher certaines choses, alors on n’a pas besoin de leur fournir tel montant d’électricité pendant ces heures-là. On peut prendre l’électricité et l’envoyer ailleurs.»

Toujours au Québec, des installations comme les serres et les mines de cryptomonnaie sont aussi mises à contribution, en raison de clauses dans leurs contrats qui permettent l’interruption de l’électricité à certains moments au cours de l’hiver.

Même s’il dit ne pas savoir s’il existe une entente avec la mine de cryptomonnaie de Saint-André, dans le nord-ouest de la province, Marc Belliveau a laissé entendre que ce genre d’entente est courante avec d’autres entreprises plus traditionnelles.

Nous n’avons pas été en mesure de savoir si la mine de cryptomonnaie de Saint-André a réduit sa consommation d’énergie au cours de cette période.

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