Les défis de recrutement, la pénurie de main-d’œuvre et le vieillissement de la population ont tous été bien documentés au cours des derniers mois. Le gouvernement provincial entend maintenant donner un coup de main supplémentaire aux régions touchées, dont la Péninsule acadienne, le Restigouche et le Grand Miramichi.

Les services d’immigration d’Opportunités NB comptent déjà des agents de recrutement de la main-d’œuvre et des agents de programme d’immigration à Edmundston, Woodstock, Fredericton, Saint-Jean, Moncton et à Bathurst.

La province est en train de créer de nouveaux postes pour les régions du Restigouche, du Grand Miramichi et la Péninsule acadienne, dit Abigail McCarthy, porte-parole chez Opportunités NB.

«De nombreux employeurs s’intéressent à l’immigration pour répondre aux besoins de main-d’œuvre actuels et futurs. Les services d’immigration et de recrutement de la main-d’œuvre offert par Opportunités NB sont disponibles pour tout employeur du Nouveau-Brunswick, peu importe où l’employeur est situé dans la province. Ce sont des services gratuits offerts aux employeurs qui ont tenté de recruter localement et nationalement sans succès.»

Selon plusieurs, dont l’économiste Richard Saillant, l’immigration et le recrutement de nouveaux arrivants demeurent les meilleurs moyens de contrer, à court et à moyen terme, les problèmes démographiques et les coûts associés au vieillissement de la population. D’ici 2040, si rien n’est fait, la population adulte en âge de travailler pourrait diminuer de 27% dans la Péninsule acadienne, a-t-il souligné lors d’une conférence en novembre à Caraquet. Au cours de la même période, le nombre de personnes âgées de 75 ans et plus au Nouveau-Brunswick passera de 65 000 à 145 000.

Conscient du défi, les membres du Forum des maires de la Péninsule acadienne ont récemment contacté la ministre responsable du Développement économique, d’Opportunités NB et l’Immigration, Arlene Dunn.

«On a demandé qu’il y ait des services dans la Péninsule acadienne. On a reçu une réponse intéressante, soit que la province est en train de développer un bureau dans la région pour accompagner les entreprises», dit Jules Haché, maire de Lamèque et président du Forum des maires.

Si certaines grandes entreprises, comme des usines de transformation, sont habituées à faire du recrutement à l’étranger, les petites entreprises ayant besoin de seulement une ou deux personnes le sont moins.

«Elles n’ont pas toujours la tête pour commencer à recruter à l’international. Ça vaut la peine d’avoir quelqu’un en place qui va pouvoir préparer les dossiers et tout ce qu’il faut autant pour les grandes entreprises, mais aussi les petites.»

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