Le gouvernement fédéral a indiqué jeudi que la vaccination obligatoire pour les camionneurs arrivant au Canada en provenance des États-Unis entrerait en vigueur ce samedi comme prévu, quelques heures après que l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a affirmé que les chauffeurs canadiens seraient exemptés de cette nouvelle mesure.

Dans un communiqué publié jeudi, le ministre de la Santé, Jean-Yves Duclos, ainsi que les ministres des Transports et de la Sécurité publique ont affirmé que la déclaration faite mercredi soir par l’ASFC avait été « fournie par erreur » et que les camionneurs canadiens devaient être vaccinés s’ils voulaient éviter de devoir se placer en quarantaine et de fournir un résultat de test moléculaire

à leur arrivée au pays à partir de ce week-end.

Les ministres du cabinet ont précisé que les conducteurs de poids lourds américains qui n’ont pas été vaccinés seraient refoulés à la frontière, les États-Unis se préparant à imposer des restrictions similaires aux camionneurs canadiens le 22 janvier.

Les représentants du gouvernement n’ont fourni aucune explication pour les informations incorrectes envoyées par courrier électronique aux médias environ 20 heures plus tôt.

L’Alliance canadienne du camionnage et l’American Trucking Association affirment que jusqu’à 26 000 des 160 000 conducteurs qui effectuent régulièrement des trajets transfrontaliers seront mis à l’écart en raison de l’obligation vaccinale, ce qui ajoutera des goulots d’étranglement et entraînera des hausses de prix potentielles aux marchandises transportées, qui vont de la nourriture aux appareils médicaux.

Les conservateurs fédéraux ainsi que des groupes commerciaux représentant des sociétés pétrolières, manufacturières et exportatrices ont demandé cette semaine à Ottawa de reporter la date limite du 15 janvier, qui avait été annoncée à la mi-novembre.

La PDG de Manufacturiers et Exportateurs du Québec, Véronique Proulx, a dit croire jeudi que la décision fragilisera « inévitablement les chaînes d’approvisionnement déjà grandement perturbées par la pandémie ».

« Soyons clairs, nous encourageons fermement la vaccination des Canadiens. Il faut cependant reconnaître que jusqu’à 40 % des marchandises ne pourront plus traverser la frontière du jour au lendemain, et ce, sans que le gouvernement ait prévu de plan de contingence », a-t-elle soutenu dans une déclaration par courriel.

« Le secteur manufacturier repose grandement sur le commerce avec les États-Unis et sera frappé de plein fouet par l’improvisation gouvernementale », a-t-elle ajouté.

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