L'entrée de l'ancien camp militaire de Tracadie - Archives
Bleuetières sur l’ancien camp militaire de Tracadie: le député Chiasson reçoit 600 pages caviardés
Le député de Tracadie-Sheila, Keith Chiasson, est resté sur sa faim après avoir reçu quelque 600 pages de documents sur le camp militaire de Tracadie à la suite d’une demande d’accès à l’information pour seulement apprendre que la majorité des renseignements à l’intérieur ont été noircis.
Keith Chiasson avait fait la demande afin de mieux comprendre ce qui a motivé la décision du gouvernement Higgs à donner le feu vert à un projet de développement d’environ 5000 acres de nouvelles bleuetières sur l’ancien camp militaire de Tracadie.
Depuis l’été dernier, la population de Tracadie s’est mobilisée à maintes reprises par le biais de pétitions et de manifestations pour convaincre le gouvernement d’annuler le projet, mais sans succès, car la province entend garder le cap, malgré la pression.
«La ministre de l’Agriculture, Margaret Johnson, m’a toujours dit que la décision d’aller de l’avant avec le développement des champs de bleuets s’est prise à la suite d’une consultation exhaustive avec la municipalité, les entrepreneurs locaux et les groupes d’intérêts de la région. Je cherchais l’information sur la démarche entreprise par le ministère et la ministre dans l’élaboration du projet du développement des bleuets sur le camp militaire», dit-il.
Il espérait notamment trouver des renseignements qui confirment ou qui réfutent des allégations affirmant que la province avait pris la décision d’aller de l’avant avec le développement à la suite d’une intense campagne de lobbying par une entreprise de l’extérieur de la province.
«Les critères de l’appel d’offres pour des parcelles totalisant 2000 acres favorisaient un gros producteur en particulier. Je voulais savoir s’il y avait eu du lobbying de fait et par qui.»
Il espérait aussi savoir si le ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches avait consulté le ministère de l’Environnement, des Ressources naturelles et des groupes environnementaux de la région.
«Ce sont des questions simples et légitimes qui méritent une réponse.»
Il y a quelques mois, le député Chiasson a aussi reproché au gouvernement Higgs d’avoir manqué son coup, même si aucun règlement ne semble avoir été enfreint, lorsque des documents ont suggéré que la province n’avait pas l’intention de consulter la municipalité ni la population avant d’approuver le projet de développement.
Tracadie a seulement été informée du projet et des intentions du gouvernement dans une lettre envoyée en mai, alors qu’elle se trouvait en pleine campagne électorale et que le nouveau conseil n’avait pas encore été élu. Le projet a été dévoilé le mois suivant.


