Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a récemment retiré le processus d’enregistrement afin de pouvoir traverser la frontière. Au Nord-Ouest, cette mesure a été bien accueillie chez la plupart des gens.

C’est dans un communiqué envoyé le 13 janvier que le gouvernement a annoncé que le Programme d’enregistrement de voyage du Nouveau-Brunswick ne sera plus en vigueur.

Selon le premier ministre Blaine Higgs, «le retrait de ce programme permettra aux agents d’exécution et au ministère de la Justice et de la Sécurité publique de se concentrer à s’assurer que les personnes et les commerces respectent les mesures de la phase 3».

À Edmundston, le maire Éric Marquis ne voit pas d’inconvénients au retrait de ce programme.

«J’ai posé la question pour voir s’il y avait encore une nécessité d’avoir ces enregistrements. On sait qu’au début c’était pour augmenter le taux de vaccination et on a atteint cet objectif.»

«Personnellement, je suis confortable avec cette décision. On était quand même la seule place au Canada qui faisait encore ça, si on exclut la fermeture de la frontière du Québec et de l’Ontario pendant un certain temps.»

Selon le maire Marquis, l’ouverture ou la fermeture d’une frontière n’empêchera pas le virus de se propager.

De son côté, le maire de la Communauté rurale de Haut-Madawaska, Jean-Pierre Ouellet, partage l’opinion de son homologue d’Edmundston, surtout que la fréquence des vérifications était devenue plus faible au cours des dernières semaines.

«Il y a eu un peu d’activité de surveillance à notre frontière nous séparant du Québec depuis cet été, mais je ne les ai pas vus souvent.»

Pour sa part, le député d’Edmundston-Madawaska-Centre, Jean-Claude D’Amours s’est interrogé sur la nécessité d’attendre jusqu’en janvier avant de retirer ces mesures, surtout que l’obligation de s’enregistrer avant d’entrer au Nouveau-Brunswick était en place depuis un bon moment déjà.

«Les dernières nouvelles que l’on a reçues à ce sujet sont que la majorité des gens qui traversaient la frontière suivaient les règles, notamment avec leur preuve de vaccination. À un moment donné, le gouvernement devait prioriser où il voulait utiliser ses ressources humaines.»

«Il y a lieu de se demander si les objectifs du gouvernement étaient déjà atteints le mois passé. On joue dans un pourcentage où l’atteinte de la perfection est difficile, alors est-ce que l’on a utilisé adéquatement nos ressources?»

Selon M. D’Amours, même si les mesures aux frontières ont porté leurs fruits pendant un certain temps, elles ont aussi représenté un casse-tête pour bien des gens des régions frontalières du nord de la province.

«Au début, on ne pouvait le faire qu’en ligne alors bien des gens nous contactaient à mon bureau, car ils ne pouvaient pas le faire de cette manière. Beaucoup de gens étaient découragés par ce système.»

«Il y a aussi eu une mauvaise compréhension, à Fredericton, des réalités des frontières entre le Madawaska, le Restigouche et leurs voisins du Québec. Ça aurait pu être mieux.»

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