L'entrée de l'ancien camp militaire de Tracadie - Archives
Camp militaire: Tracadie demande un moratoire sur les bleuetières
Le conseil municipal de Tracadie appuie formellement les demandes du Club chasse et pêche de la municipalité et de plusieurs autres intervenants et demande au gouvernement provincial d’instaurer un moratoire sur les projets de développement de bleuetières dans l’ancien camp militaire.
L’Acadie Nouvelle a reçu une copie de la lettre envoyée le 21 janvier 2022 à Margaret Johnson, ministre de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches par le maire Denis Losier. La position de la municipalité a été appuyée à l’unanimité par les membres du conseil.
«Vous devez reconnaître qu’à titre de conseil municipal, nous sommes grandement imputables à notre population. Actuellement, une pétition de plus de 5000 noms circule dans notre municipalité à cet effet. La conservation de la nature et de grands espaces verts sont très importants pour les activités extérieures et de plein air», peut-on lire.
Bien que les élus de Tracadie aient déjà envoyé une lettre au gouvernement provincial au début de l’été dernier pour lui faire part de ses préoccupations face à ce projet en indiquant qu’ils souhaitent préserver les terres pour la chasse, la pêche et d’autres activités, les opposants au développement demandaient au conseil municipal de s’impliquer davantage dans le dossier.
Par exemple, aucun représentant du conseil municipal n’a pris la parole lors d’une manifestation cet automne qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes à l’entrée du camp militaire.
Selon Denis Losier, les plus récentes démarches du conseil font suite à une présentation du Club chasse et pêche de Tracadie à la fin 2021 et de la présentation d’une pétition comptant plus de 5000 signatures.
«J’ose espérer que vous reconnaissez notre position dans ce dossier et que vous comprenez aussi que les revendications des citoyens et citoyennes sont très légitimes», ajoute le maire dans la lettre.
Le conseil revendique aussi la tenue d’une consultation publique d’envergure avec différents intervenants concernés par le dossier.
«Dans les faits, la dernière consultation publique sur l’avenir du camp militaire et de l’ancien champ de tir de la Défense nationale remonte à plus de 20 ans.»
Le gouvernement provincial souhaite libérer environ 5000 acres dans l’ancien camp militaire pour le développement de bleuetières. Environ 2051 acres seront réservés pour les entreprises souhaitant faire de la transformation à valeur ajoutée.
Le député libéral de Tracadie-Sheila, Keith Chiasson, a souvent reproché au gouvernement Higgs d’avoir lancé le processus à la suite d’une intense campagne de lobbying par une entreprise de l’extérieur de la province.


