Les premiers ministres de l’Atlantique discuteront de l’heure avancée permanente
Est-ce que le Nouveau-Brunswick pourrait opter pour l’heure avancée (estivale) de façon permanente et ainsi éviter les changements d’heure biannuels?
C’est l’un des points qui sera à l’ordre du jour des prochaines discussions entre les chefs des gouvernements provinciaux des quatre provinces de l’Atlantique. Mais déjà, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, semble plutôt enclin à abandonner le mode actuel afin d’opter pour l’heure unique.
Celui-ci soutient qu’il y a au sein de la population de l’Atlantique des appuis pour qu’un tel changement soit apporté afin qu’on cesse de changer l’heure chaque année, en mars et en novembre.
L’Ontario et la Colombie-Britannique ont déjà adopté des textes législatifs permettant de renoncer aux changements d’heure, à condition que les juridictions voisines des mêmes fuseaux horaires en fassent de même.
La plupart des régions de la Saskatchewan et l’ensemble du territoire du Yukon sont à l’heure avancée à longueur d’année depuis un certain temps.
S’il optait pour cette approche, le premier ministre Higgs aurait visiblement l’appui de certains députés de l’opposition. Plus tôt cette semaine, le député libéral de Campbellton-Dalhousie, Guy Arseneault, confiait en effet être favorable à ce concept. En entrevue à l’Acadie Nouvelle, il a réitéré sa position.
«C’est une décision qui serait tout à fait sensée», estime-t-il, prenant soin d’indiquer que son parti avait soumis l’idée au gouvernement pour étude il y a deux ans.
Entretemps par contre, une pandémie a frappé le pays de plein fouet, monopolisant l’attention des décideurs. Maintenant que le gros de la tempête est passé, M. Arseneault croit que le moment serait propice à relancer le débat.
«À l’époque, personne n’était vraiment contre le principe, mais on voulait en discuter avec les autres provinces de l’Atlantique, car ça pourrait avoir des impacts négatifs importants si une seule province décidait d’aller de l’avant et pas les autres», souligne le député, persuadé des bienfaits de cette proposition.
«Il y a des recherches qui indiquent que ce serait plus sécuritaire de ne pas changer l’heure comme on le fait actuellement et que ce serait plus profitable pour tous de conserver l’heure d’été. Ce serait notamment plus efficace pour nos entreprises, notre économie. Et il ne faut pas oublier que ce serait aussi positif sur la santé mentale des gens», indique le député libéral.
La question de l’abandon des changements d’heure n’est pas discutée qu’au pays. Le voisin du sud, les États-Unis, songe également à prendre cette direction.
De son côté, le député Arseneault entend discuter du dossier avec son caucus et se dit prêt à soumettre une proposition en ce sens à l’Assemblée législative.
À noter que le Nouveau-Brunswick devra inévitablement évaluer les conséquences d’adopter une telle initiative si son autre voisin immédiat – le Québec – ne suit pas la tendance ou ne se synchronise pas avec le changement, les deux provinces ayant déjà une heure de différence entre elles en raison des fuseaux horaires. Sans harmonisation, on risquerait alors de se retrouver potentiellement avec un déficit de deux heures lors du changement automnal.
– Avec extraits de la Presse canadienne


