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Malgré la levée des restrictions, l’Assemblée législative exclut toujours le public
Les gens peuvent déambuler sans masque dans la plupart des commerces et des lieux publics depuis que le gouvernement provincial a mis fin aux restrictions reliées à la COVID-19, le 14 mars. Mais l’accès du public à l’Assemblée législative est toujours interdit et le port du masque y est presque toujours obligatoire.
Les députés auront le choix d’enlever leur masque lorsqu’ils prendront la parole tandis que ceux qui ne veulent pas porter le masque ou qui veulent se distancer des autres siégeront dans la tribune, à l’étage, là où le public peut regarder les débats en temps normal.
La décision a été prise mercredi par le Comité d’administration de l’Assemblée législative.
Ce comité comprend des membres de tous les partis, mais le gouvernement progressiste-conservateur y est majoritaire.
Les députés de la People’s Alliance, Michelle Conroy et le chef Kris Austin, se sont opposés à cette décision. Ils avancent qu’il est «insensé» d’empêcher le public d’entrer dans ce lieu de débat et de s’asseoir dans la tribune maintenant que le gouvernement a mis fin à toutes les mesures de santé publique.
Roger Melanson, chef libéral par intérim, fait valoir que les employeurs et les autres lieux publics ont le droit d’imposer le port du masque et que l’Assemblée fait de même.
«Au fur et à mesure, comme membres du comité, nous allons évidemment (réajuster)», dit-il en rappelant que son parti n’y a pas la majorité des voix.
Kevin Arseneau, député et leader parlementaire du Parti vert, affirme lui aussi que la situation sera probablement réévaluée.
«Je pense que ça a été très clair que les membres veulent réévaluer cela dans deux semaines. De mon côté, c’est clair que je veux voir le public admis à l’assemblée le plus rapidement possible, mais de la façon la plus sécuritaire possible aussi.»
Il ajoute aussi que cette prise de position de la part du comité peut servir à envoyer un message au gouvernement.
«À mon avis, c’était peut-être une façon intéressante pour des députés individuels, à travers un comité, de laisser savoir au premier ministre et au cabinet que la perte complète des mesures sanitaires sans progression était peut-être un peu, beaucoup, irresponsable», estime M. Arseneau.
Roger Melanson et Kevin Arseneau affirment aussi que les députés ne siégeront que pendant six semaines d’ici à la fin du mois de juin, en plus des heures de comité.


