Le président du conseil d’administration des Résidences Lucien Saindon de Lamèque, Paul-Aurèle Chiasson. - Archives
Les Résidences Lucien Saindon ont besoin de rénovations majeures
Paul-Aurèle Chiasson espère que la province aura bientôt de bonnes nouvelles pour les Résidences Lucien Saindon. Construit en 1977, le foyer de soins à Lamèque a besoin de rénovations majeures. Après plus de 15 ans d’attente, le président du conseil d’administration commence à en avoir assez de revendiquer le financement nécessaire sans succès, même s’il conserve tout de même une confiance mitigée quant à l’avenir.
Selon Paul-Aurèle Chiasson, l’établissement, qui compte 54 lits, est au maximum de sa capacité et ne répond plus aux normes, car plusieurs chambres comptent deux lits. Plusieurs salles de bain ont été conçues pour être partagées par quatre personnes.
«Ce n’est plus adéquat, point à la ligne», dit-il. «Ça fait 15 ans qu’on le dit. Les directives émises par le ministère du Développement social nous disent qu’on n’est pas dans les normes. Les corridors sont trop petits, il n’y a pas assez de chambres privées. Environ 80% du foyer sont des chambres doubles. Quand on vient à recevoir des gens, et on l’a vu durant la pandémie, on ne peut pas avoir deux groupes différents qui viennent pour deux personnes dans la même chambre.»
Tout juste avant l’élection provinciale de 2020, le conseil d’administration des Résidences Lucien Saindon a lancé un cri de cœur public pour demander au prochain gouvernement d’entamer le plus rapidement les travaux de construction de nouvelles infrastructures.
Malgré cet appel à l’action, la communauté attend toujours des nouvelles. Les premières pelletées de terre n’ont jamais eu lieu.
Il y a quelques mois, le conseil d’administration a continué de mettre les chances de son bord en achetant le terrain de l’ancien hôtel de ville de Lamèque, démoli l’an dernier. Il a aussi revu à la baisse le projet et réclame maintenant surtout des rénovations majeures au lieu d’un nouvel édifice.
«On a soumis un projet d’agrandissement et de rénovation au gouvernement du Nouveau-Brunswick en sachant qu’il ne veut plus construire de foyers neufs, même si on y tient encore. C’est un projet bien établi d’une rénovation majeure avec une aile réservée aux services communautaires.»
Évalué à environ 4,5 millions $, on espère que le projet permettrait de garder le foyer de soins aux normes et en bon état pour un autre 25 années.
Si les démarches entreprises jusqu’à maintenant n’ont pas porté leurs fruits, Paul-Aurèle Chiasson est quand même ressorti d’une rencontre avec des représentants de la province avec l’impression qu’une porte est demeurée ouverte.
«On nous a dit à ce moment, l’automne dernier, qu’il n’y avait pas de possibilité avec le budget de l’an dernier, mais qu’il y avait peut-être une possibilité avec celui de cette année. On sait qu’il va y avoir une augmentation du budget pour les soins aux personnes âgées, donc on peut dire que ma confiance est mitigée, mais ça reste de la confiance quand même.»
Éric Mallet, député libéral de Shippagan-Lamèque-Miscou, espère aussi de nouvelles positives de la part du gouvernement Higgs.
«Logiquement, à mes yeux, ce projet devrait être un dossier prioritaire pour le ministère du Développement social.»
Au début de février, la province a annoncé la construction de deux nouveaux foyers, à Moncton et à Fredericton.
«Et pourtant, s’il y a une région qui est vieillissante, c’est le nord du Nouveau-Brunswick. C’est un gouvernement qui ne réagit pas. Tu peux lui donner tous les qualificatifs du monde pour lui dire qu’il y a un besoin, mais il n’est pas à l’écoute.»


