L’opposition demande à Fredericton d’améliorer l’accès aux tests de dépistage rapide et de mieux communiquer sur l’état de la pandémie dans la province.

Depuis janvier, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a grandement restreint l’accès aux trousses de dépistage rapide.

Depuis le début de l’année, ces tests étaient réservés aux citoyens de moins de 50 ans présentant des symptômes de la COVID-19. Les personnes qui souhaitaient une trousse de dépistage devaient aussi prendre rendez-vous en ligne afin d’en obtenir une. Il y a deux semaines, la province a toutefois aussi étendu l’accès des tests rapides aux personnes de plus de 50 ans.

Pour l’opposition, c’est insuffisant.

Jean-Claude D’Amours, porte-parole du Parti libéral en matière de santé, explique qu’un couple lui a récemment fait part du fait qu’ils avaient dû attendre 96 heures avant d’obtenir un rendez-vous. Certaines régions ont du mal à répondre à la demande, déplore-t-il.

«La ministre a avoué que certaines régions, notamment Bathurst, étaient à 100% de capacité. Dans quel monde vit-on? Pourquoi faut-il attendre aussi longtemps avant d’ouvrir de nouvelles plages horaires ou de nouveaux endroits de collecte?», peste M. D’Amours.

La porte-parole en matière de santé du Parti vert, Megan Mitton, dit pour sa part que des citoyens de la circonscription de Memramcook-Tantramar ont parfois dû attendre jusqu’à une semaine avant d’obtenir leurs tests rapides. Pis encore, il n’y a pas de lieu de collecte dans certaines communautés, notamment à Memramcook.

Les trousses devraient être accessibles à tous d’autres provinces pour leur distribution, ajoute-t-elle.

«En Nouvelle-Écosse on distribue les tests dans les bibliothèques, en Ontario, c’est dans les épiceries et les pharmacies, illustre Mme Mitton. Si on faisait pareil, ça permettrait d’avoir une distribution en milieu rural aussi.»

Au ministère de la Santé, on indique que tout est mis en œuvre afin que les citoyens obtiennent des tests rapides en temps opportun.

«La province compte plus de 50 sites de distribution sur rendez-vous le même jour ou le jour suivant. Actuellement, de 55 à 70% des rendez-vous sont honorés dans la province», a indiqué dans un courriel un porte-parole du Ministère.

Jean-Claude D’Amours constate aussi que plusieurs citoyens éprouvent de la difficulté afin d’obtenir des trousses puisque les démarches nécessaires – notamment l’inscription en ligne – sont inutilement complexes, une situation exacerbée par le manque de communication depuis la levée des mesures sanitaires.

«Au Québec, le médecin-hygiéniste en chef par intérim fait régulièrement des points de presse alors qu’ici, le gouvernement reste silencieux, dit-il. C’est comme s’il s’est dit qu’il avait tourné la page et qu’il voulait passer à autre chose et, pendant ce temps, il y a encore des gens qui sont infectés, il y a encore des gens qui décèdent. On dit aux citoyens qu’ils doivent être responsables de leurs décisions, mais on ne leur donne pas les outils afin de pouvoir le faire.»

D’accord avec le rapport Lamrock

La semaine dernière, le défenseur des enfants et de la jeunesse, Kelly Lamrock, publiait un rapport dans lequel il recommandait la mise en place d’un plan afin de permettre la distribution de tests rapides dans les écoles, une recommandation que M. D’Amours accueille favorablement.

«On devrait faciliter l’accès aux élèves, dit Jean-Claude D’Amours. On se souviendra qu’il n’y a pas si longtemps, les élèves partaient avec des tests rapides à la maison. Malheureusement, on a complexifié les choses pour aucune raison.»

Megan Mitton ajoute pour sa part que la distribution de tests rapides dans les écoles permettrait de ralentir la propagation du virus, une manière de protéger les plus vulnérables.

Le ministre de l’Éducation, Dominic Cardy, a écarté l’idée de distribuer les trousses dans les écoles lors d’un point de presse vendredi dernier.

«Nous avons essayé pendant l’année et c’était un cauchemar sur le plan de la logistique et ça n’a pas démontré des résultats particulièrement positifs, surtout en raison des cas d’Omicron et de ses sous-variants qui semblent parfois échapper aux tests», a déclaré M. Cardy.

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