Difficile. Voilà un mot qui résume bien la saison des Wildcats qui a pris fin lundi soir, à la suite d’un balayage en trois parties devant les puissants Islanders de Charlottetown, dans le premier tour des séries de la LHJMQ.

Largement dominés dans les tirs au but d’entrée de jeu, les Chats sauvages n’ont tout simplement pas fait le poids devant la machine prince-édouardienne, malgré les promesses d’un rebond après le deuxième match.

C’est donc la fin d’un parcours d’une saison longuement interrompue à cause de la pandémie.

«C’est décevant, a d’emblée lancé l’entraîneur-chef Daniel Lacroix en mêlée de presse après le match. L’équipe qui s’est présentée ce soir (lundi) n’est pas l’équipe que nous connaissons depuis de début de la saison. Ça termine la saison sur une mauvaise note.»

«Ça montre quand même aux jeunes le travail nécessaire pour prétendre au titre. C’est pour ça qu’on est là. On a une jeune équipe, mais ce match n’est pas à notre image. J’ai d’ailleurs dit à mes joueurs que je suis très fier du travail qu’ils ont accompli cette saison avec les toutes difficultés qu’on a connues.»

«C’est difficile. Si on exclut le dernier match, la façon dont on a commencé la saison avec les incertitudes et les défis auxquels on faisait face, je pense qu’on a été compétitifs dans la plupart de nos matchs.»

«Si on regarde la saison en général, on a été une équipe résiliente. On a fait de bonnes choses, mais on est encore loin d’où on voudrait être.»

Concernant la série contre les Islanders, l’entraîneur Lacroix ne croit pas que ses troupiers étaient nécessairement déclassés.

«On a déjà beaucoup mieux joué contre eux. Il faut être à notre meilleur au bon moment. C’est ce que les Islanders ont fait, mais nous n’étions pas là. Lors du deuxième match (une défaite de 4 à 2), on était plus proche de notre plein potentiel.»

Parmi les plus gros défis de la saison, les effets de la pandémie apparaissent toujours en filigrane.

«Tu veux construire une équipe autour d’un noyau de joueurs plus expérimentés. Mais comme ç’a été une année COVID l’an dernier, ce noyau à maturité est parti. On a quelques joueurs qui sont revenus, mais pas autant qu’on le souhaitait. Il a fallu aller chercher des vétérans ailleurs, qui ne connaissent pas la façon “Wildcats”.»

«L’autre difficulté d’avoir une jeune équipe, c’est les blessures. Les plus jeunes joueurs sont plus susceptibles aux blessures.»

Des adieux pour Kalmikov

Parmi les joueurs qui ont enfilé l’uniforme monctonien pour la dernière fois lundi, on trouve un de ces vétérans qui a rejoint l’équipe après le début de la saison, Brooklyn Kalmikov (38-38=76 pts en 67 matchs) de Terrebonne. Kalmikov a remporté la coupe du Président avec les Tigres de Victoriaville la saison dernière.

Malgré les difficultés de sa nouvelle équipe, le Québécois aux racines ukrainiennes a bien aimé son séjour au Nouveau-Brunswick qu’il entend d’ailleurs prolonger.

«J’ai vraiment aimé ça à Moncton. Dès mon arrivée en septembre, les joueurs et la direction m’ont accueilli à bras ouverts. On a une base de partisans incroyables.»

Est-il déçu de cette fin en queue de poisson?

«Je m’y attendais un peu. C’est sûr que ce n’est pas amusant de se faire éliminer au premier tour, surtout en trois matchs. L’équipe va apprendre de ça et il y a de bons jeunes pour l’avenir.»

«On savait qu’on était les négligés dans cette série. Les Islanders ont un excellent club et on savait que ça allait être dur. Ils nous ont montré à quel point ils sont de bons prétendants pour le titre.»

S’il reste ouvert pour une offre chez les pros au courant de l’été, Brooklyn avoue préférer continuer son développement au niveau universitaire. Si sa décision n’est pas arrêtée, il entend rejoindre les Reds de UNB avec qui des pourparlers sont entamés, après avoir considéré les Aigles Bleus de l’Université de Moncton avec son agent et sa famille.

Saison mémorable pour Morin

De son côté, le défenseur Étienne Morin (8-25=33 en 64 matchs), a complété une première saison mémorable dans la LHJMQ.

«C’est assez incroyable, a dit l’arrière qui a fêté ses 17 ans en mars. Je suis arrivé ici sans aucune attente et j’ai fait l’équipe. J’ai une nouvelle famille derrière moi et plein de souvenirs qui vont me suivre toute la vie.»

«Je suis très content du rôle que j’ai pu jouer cette année. J’ai joué un peu partout. Les entraîneurs m’ont beaucoup fait confiance de ce côté. J’en suis très reconnaissant.»

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