Le District scolaire francophone Nord-Est (DSFNE) a terminé son exercice budgétaire pour l’année 2021-22 avec un surplus frôlant les 700 000$.

C’est ce que l’organisation a dévoilé lors de la rencontre publique mensuelle de son conseil d’éducation.

Selon les chiffres présentés, le DSFNE avait établi un budget de fonctionnement de 124 217 317$ pour cette période (2021-22). De ce montant, 123 522 179$ ont été dépensés, laissant ainsi une somme de 695 138$ inutilisée dans les coffres.

«Ça peut paraître beaucoup, mais quand on analyse la situation, c’est relativement peu sur un budget de 124 millions $. Ça représente environ 0,5% du budget. Cela dit, ça reste un montant appréciable et c’est beaucoup plus intéressant qu’un déficit», admet le directeur général du DSFNE, Marc Pelletier.

Selon lui, le résultat de l’exercice financier est somme toute intéressant puisque réalisé au beau milieu d’une période de pandémie, donc ponctuée d’incertitudes.

Une grande partie de ce surplus est attribuable, notamment, aux salaires des enseignants et du personnel de soutien. Combinés, ceux-ci ont été 1,6 million moins élevés que prévu.

«Il y a des dépenses qui étaient prévues, mais qui n’ont pas eu lieu en raison de la pandémie, comme la formation des enseignants par exemple, ou encore au niveau de la suppléance puisque des écoles et des classes ont dû être fermées. La grève de l’automne a aussi causé moins de dépenses. Tout ça, les ajustements et les situations imprévues, nous ont menés à faire des surplus», indique M. Pelletier.

En contrepartie, d’autres départements ont engendré plus de dépenses que prévu réduisant du coup la marge de surplus. C’est le cas, entre autres, de la portion matériel et équipement qui a connu un dépassement de coûts de 365 418$.

Aux dires de M. Pelletier, une grande partie des dépenses liées directement à la lutte à la pandémie a été absorbée par le ministère de l’Éducation. On parle notamment de tout ce qui est produits désinfectants, masques, parois protectrices ou même des coûts additionnels liés à la suppléance.

Pour ce qui est du surplus de 695 138$, le DSFNE pourra en conserver un maximum de 300 000$, argent qui sera transféré dans son fonds de réserve. La différence quant à elle (395 138$) sera retournée au gouvernement.

À quoi servira l’argent mis de côté par le district?

«On a déjà une petite idée de ce qu’on voudrait faire avec ce montant», indique M. Pelletier.

«On souhaiterait l’investir auprès des jeunes, comme bonifier les projets de vie, les sorties en communauté ou encore tout ce qui touche à la santé mentale. On souhaite aussi mettre de l’avant des projets visant à réduire les écarts qui se sont installés en raison de la pandémie, notamment en matière de lecture. Ce sont des aspects qui ont été passablement mis à l’épreuve au cours des deux dernières années, alors on aimerait y apporter une attention toute particulière», indique le directeur général, précisant que ces fonds ne serviront pas pour des rénovations ou des projets d’infrastructures.

Absentéisme: la situation se stabilise

Bien que la question de l’absentéisme n’ait pas été traitée lors de la rencontre du conseil d’éducation, la problématique demeure toujours bien présente au DSFNE. Cela dit, la situation se serait améliorée comparativement aux dernières semaines.

«Il y a toujours des cas de COVID-19, mais il y a aussi une vague de grippe saisonnière et de gastro-entérite qui sévit dans plusieurs de nos établissements, et c’est le cas un peu partout en province», souligne le directeur général.

M. Pelletier ne juge toutefois pas le taux d’absentéisme des élèves particulièrement alarmant.

«C’est relativement stable et ça ressemble beaucoup à ce que l’on verrait en période normale avec, justement, des cas de grippe et de gastro. On n’en a pas vu beaucoup de ces autres maladies au cours des deux dernières années en raison, je suppose, du port du masque. Donc c’est normal en quelque sorte de voir davantage de maladies traditionnelles maintenant que cette obligation est tombée», indique-t-il.

Celui-ci estime que ces conclusions n’ont toutefois rien de scientifique. Il s’agit plutôt des observations puisque les écoles ne demandent pas aux familles de préciser la maladie qui est la cause de l’absentéisme des élèves.

Toujours selon M. Pelletier, l’absentéisme au sein du personnel demeure par contre toujours relativement élevé.

«Il y a eu une diminution, mais c’est toujours élevé. Au cours des deux dernières années, les taux d’absentéisme chez notre personnel n’a jamais été aussi bas. Nos gens étaient au rendez-vous durant la pandémie, ils ont répondu à l’appel. Mais là, la fatigue se fait sentir, on constate de plus en plus de congés liés au surmenage, à l’épuisement», mentionne-t-il, notant recevoir le même son de cloche des autres districts.

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