La fondatrice du Centre de pédiatrie sociale Sud-Est, Dre Élaine Deschênes, est la lauréate du Prix de la compassion Erminie Cohen 2022 remis par la Fondation du Nouveau-Brunswick pour l’adoption.

Les gagnants de ce prix sont choisis en fonction de leur contribution exceptionnelle au bien-être et au mieux-être des enfants, des jeunes ou des familles au Nouveau-Brunswick, ainsi que de leur capacité à inspirer les autres, à être un catalyseur de leur engagement et à leur servir de mentor.

Dre Élaine Deschênes a fondé le Centre de pédiatrie sociale Sud-Est à Memramcook après avoir inspiré et rallié de nombreux intervenants clés des secteurs privé et public. Sous sa direction et grâce à une approche communautaire, le Centre vient en aide aux enfants et aux familles en situation de vulnérabilité.

La principale intéressée avoue qu’elle n’est pas seule à travailler pour le bien-être des enfants. «Vraiment on est plusieurs à travailler pour l’enfance, à investir temps, énergie et nouvelles idées», admet-elle.

La pédiatre avoue que des gens autour d’elle et d’autres ont mis la main à la pâte pour l’enfance depuis longtemps. «J’ai envie de partager et célébrer l’engagement de tous ces gens-là», dit-elle, en rapport au prix qui lui est décerné.

«Bien au-delà de la pédiatrie sociale, il y a des gens qui croient vraiment que l’enfance est une phase cruciale dans le développement d’un être humain, et je trouve qu’on n’en parle pas beaucoup de ces gens-là», affirme-t-elle.

La lauréate pourrait parler de pédiatrie sociale pendant des heures. Elle mentionne à ce sujet que beaucoup a déjà été fait, mais qu’il reste encore beaucoup à accomplir. «On a officiellement trois centres du côté francophone», dit la pédiatre.

«Il nous manque beaucoup de morceaux pour livrer de manière optimale ce que la vision et la mission d’un centre de pédiatrie sociale peut offrir à l’enfant. On est encore en construction et en développement», illustre-t-elle.

Le service est également offert dans Kent-Sud et Kent-Nord. «Il va y avoir une ouverture officielle le 10 juin à Richibucto, si la température est belle», dit-elle. Éventuellement, une ouverture d’un centre de pédiatrie sociale en communauté est aussi prévue à Bouctouche en septembre, mais le groupe de Dre Deschênes voit déjà des familles dans cette localité.

En fait, sous le nom de Centre de pédiatrie sociale Sud-Est, un organisme sans but lucratif, on retrouve trois points de services: Memramcook, Bouctouche et Richibucto.

Dre Élaine Deschênes se dit satisfaite du cheminement de la maison à Memramcook. «Maintenant on accueille nos enfants. Tu vois, ce matin c’était super le fun. On avait une clinique et les enfants ne veulent pas s’en aller. Et pourtant on parle de leur santé, tant du côté médical que psycho-socio-affectif aussi. On fait vraiment dans l’informalité entre le jeu, la discussion ouverte et réciproque, le partage d’expériences», raconte la pédiatre.

«Un centre de pédiatrie sociale en communauté, c’est un endroit physique qui s’implante pour desservir les enfants de cette communauté», précise-t-elle.

«Idéalement, on commence avec la femme enceinte, puis on continue car on sait que la grossesse a un gros impact sur le développement du bébé. Il faut soutenir nos femmes enceintes», informe la spécialiste.

Pourquoi un Centre de pédiatrie sociale?

À l’origine, la lauréate du Prix de la compassion Erminie Cohen était insatisfaite du processus en place pour aider les familles. En tant que pédiatre, elle demandait de l’aide en physiothérapie, en orthophonie, et autres services qui nécessitent des visites multiples à des familles qui souvent ne peuvent pas se présenter.

«Je te rappelle qu’on parle de familles vulnérables. Il y en a qui n’ont pas de voiture, pas d’assurance, ne peuvent pas payer l’essence ou le stationnement pour aller au rendez-vous», explique la pédiatre.

«C’est ça qu’un centre de pédiatrie sociale cherche à comprendre, et ça nous force à regarder les autres déterminants de la santé: la maladie d’un parent, la précarité au niveau économique, le jugement des pairs, la peur, l’anxiété exagérée des parents, peu importe. Ce qui entoure l’enfant, on va essayer de bien le comprendre en ne jugeant pas pour optimiser des conditions favorables autour de l’enfant pour son développement en général», expose Élaine Deschênes.

«On a besoin de bénévoles, on a besoin d’aide aux devoirs, de l’art-thérapie. Il y a beaucoup de jeunes enfants qui ne vont pas parler avec les mots, mais à travers l’art, soit le dessin, la musique, le chant, la danse. On a besoin de psychologues», ajoute-t-elle.

Vente de livres usagés

Par ailleurs, le Centre de pédiatrie sociale Sud-Est organise sa deuxième vente annuelle de livres usagés, casse-têtes et jeux de société le samedi 4 juin de 9h à 15h au gymnase de l’école Abbey-Landry à Memramcook.

«Nous avons reçu une tonne de livres, de casse-têtes et de jeux de société, explique Paul Auffrey, président du comité local du Centre de pédiatrie sociale Sud-Est. Les besoins sont grands et cette collecte de fonds est importante pour le centre de Memramcook.»

Seulement l’argent comptant sera accepté. Les livres ne seront pas vendus à l’unité, mais au coût de 10$ pour 10 livres. Les casse-têtes et jeux de société seront vendus 5$ chacun.

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