Après cinq ans d’études à l’Université de Moncton, dont deux marquées par la pandémie de COVID-19, Sarah Lebel recevra son baccalauréat en éducation primaire. Et pas n’importe comment: lors d’une collation des grades en présentiel.

Bien que nostalgique avec la fin d’une étape de vie, Sarah Lebel est heureuse. Elle terminera son parcours en beauté par un discours à de l’obtention de son diplôme, samedi. Elle en profitera pour mettre en valeur les personnes qui l’ont soutenue: professeurs, parents et étudiants.

«Un parcours universitaire comprend beaucoup de hauts et de bas, mais nous avons persévéré tous ensemble», dit la femme âgée de 23 ans. Elle croit notamment que la pandémie de COVID-19 a rendu sa génération plus forte.

«Nous avons fait face à des défis à cause des cours en ligne et du manque de vie sociale. Ç’a fait en sorte que nous avons grandi en tant que personnes», fait valoir Mme Lebel, dont c’est peut-être particulièrement le cas. Le contact avec ses camarades a été très important pour elle, qui s’est beaucoup impliquée dans la vie universitaire.

Elle raconte avoir fait du bénévolat au conseil étudiant et au comité du banquet de la Faculté des sciences de l’éducation, au colloque de la Politique d’aménagement linguistique et culturelle, dans une troupe de danse, etc.

L’étudiante en baccalauréat en éducation primaire, Sarah Lebel, sera l’une des porte-parole désignées par l’Université de Moncton pour faire un discours lors de la collation des grades. – Acadie Nouvelle: Cédric Thévenin

Beaucoup d’amis

L’étudiante originaire d’Edmundston se réjouit de s’être fait beaucoup d’amis sur le campus de Moncton de l’Université de Moncton.

«C’était accueillant grâce à la petite Faculté des sciences de l’éducation, explique-t-elle. C’était comme une famille dans laquelle je me suis fait accueillir à bras ouverts. J’ai rencontré des gens originaires de plein d’endroits de la province et nous avons appris à nous connaître.»

La jeune femme espère maintenant obtenir un poste d’enseignante dans une école primaire de la métropole du Sud-Est. Elle pense que son avenir y sera beau grâce à son réseau social, mais aussi grâce au métier qu’elle a choisi.

«C’est une belle profession, juge-t-elle. Des enseignants m’ont influencée positivement, alors je veux faire la même chose pour la prochaine génération.»

Mme Lebel se réjouit de la liberté qu’elle perçoit dans l’enseignement au Nouveau-Brunswick.

«Il y a tellement de choses qu’on peut accomplir, des projets avec les élèves dépendamment de leurs intérêts, s’enthousiasme-t-elle. En plus, il y a la technologie. Ce n’est pas seulement du papier-crayon. Nous allons avoir un programme à suivre, mais tellement ouvert.»

La diplômée souhaite transmettre des savoirs, mais surtout former de bons citoyens capables d’évoluer dans la société. Elle pense que c’est la mentalité partagée par la majorité de ses camarades.

«Ma génération veut changer les méthodes, soutient-elle. Nous voulons trouver des façons de nous adresser à tous les élèves, qui n’apprennent pas tous de la même façon.»

Des cérémonies pour trois cohortes

L’Université de Moncton (U de M) décerne près de 1000 diplômes et certificats ainsi que 14 grades honorifiques au campus de Moncton, les 27 et 28 mai, aux cohortes 2020, 2021 et 2022.

Le défilé d’entrée des étudiants à la cérémonie de collation des grades de l’Université de Moncton, le vendredi 27 mai. – Acadie Nouvelle: Cédric Thévenin

C’est la première fois depuis le début de la pandémie que ces cérémonies peuvent se dérouler en présentiel.

«Les défis des deux dernières années nous ont toutes et tous fait cheminer vers la résilience, a déclaré le recteur et vice-chancelier, Denis Prud’homme. Finissantes et finissants, vous avez brillé dans un environnement imprévisible et parsemé d’aventures. C’est un bout de chemin qui vous aura permis de développer de la persévérance, de la flexibilité et une capacité d’adaptation hors du commun.»

La chancelière, Louise Imbeault, a tenté d’attiser le nationalisme acadien des jeunes d’ici… et d’ailleurs.

«Vous avez choisi d’étudier ici en français. Cela fait de vous des ambassadrices et des ambassadeurs d’un peuple fier de ses origines, de sa langue et de ses réalisations, a-t-elle clamé. Que vous soyez Acadiennes, Acadiens d’origine, de cœur, par choix ou par adoption, votre université est fière de vous; soyez fiers d’elle et faites-en la promotion.»

La remise des diplômes de l’Université de Moncton, vendredi 27 mai. – Acadie Nouvelle: Cédric Thévenin

L’ U de M a désigné trois porte-parole qui ont des parcours d’implication remarquables pour les cérémonies de la collation des grades: Pascale Rioux, Fatoumata Guido et Sarah Lebel.

Les docteurs d’honneur sont le juge Marc Richard (en droit), Andréa Bear Nicholas (en linguistique), Léopold Belliveau (en sciences politiques), Ingo Kolboom (en études acadiennes) et Clarissa Desjardins (en science et en administration).

Les professeurs devenant émérites sont Diane Pruneau en éducation et Gaston LeBlanc en administration. Ceux de 2020-2021 étaient Michel Doucet (en droit) et Nha Nguyen (en administration).

Le juriste Michel Doucet (à gauche) reçoit un grade émérite de l’Université de Moncton des mains de la chancelière Louise Imbeault. – Acadie Nouvelle: Cédric Thévenin

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