Edmundston et la Première Nation malécite du Madawaska partagent un lien terrestre depuis bien des années. Au cours des dernières années, c’est toutefois le rapprochement des mentalités qui a fait l’objet d’un travail plus accru.

L’un des exemples de ce lien est l’organisation de plusieurs jours d’activités avec l’objectif de souligner la Journée nationale des peuples autochtones.

Encore cette année, les gens de la communauté ont pu en apprendre davantage au sujet de l’histoire et de la culture autochtone. Atelier de fabrication de tambours, concert de tambours, visionnement de films autochtones et cercle de paroles étaient au nombre des choses offertes les 16, 17 et 21 juin derniers.

Le point culminant aura été la cérémonie soulignant, le 21 juin, la Journée nationale des peuples autochtones.

André Pelletier, agent de sensibilisation aux affaires autochtones, à l’Université de Moncton, campus d’Edmundston, croit qu’il demeure important de mettre en lumière tous les enjeux entourant les communautés autochtones.

«On n’a qu’à penser aux femmes assassinées et disparues, les pensionnats, bref, tous ces enjeux qui nous sont plus familiers maintenant. Cependant, l’objectif est aussi de promouvoir la beauté, la richesse et le savoir qui existent dans la culture autochtone, que ce soit à travers l’art, l’artisanat, etc.»

«C’est important d’organiser ces activités et d’avoir la participation du public.»

Selon M. Pelletier, les gens sont de plus en plus ouverts aux enjeux et à la culture autochtone.

«Il y a cette volonté grandissante de vouloir en apprendre plus. On a vu le changement au fil des années.»

Établi en partenariat avec la Première Nation malécite du Madawaska, le Centre Nikonuk, qui a vu le jour il y a environ trois ans, a servi d’outil afin de créer des partenariats et d’accentuer les efforts de sensibilisation.

«On s’est associé au programme Communautés francophones accueillantes du Haut-Saint-Jean, à l’Escale Madavic, à CODAC NB, etc., pour faire découvrir la culture autochtone à travers nos activités», a expliqué André Pelletier.

«Ces choses-là se font beaucoup mieux en équipe.»

De son côté, Shawn Francis, coordonnateur culturel et des traditions au sein de la PNMM, s’est réjoui du fait que les gens veulent en savoir plus au sujet de l’histoire de ses ancêtres.

«Je pense que ça nous permet d’aller vers un futur qui est propice pour les deux communautés.»

M. Francis dit avoir vu une évolution dans l’approche des gens de la région envers les communautés autochtones.

«Je n’ai pas vécu le genre de traumatismes que mes grands-parents ont vécu, mais j’ai vu un changement dans leur mentalité et dans la façon dont ils perçoivent une Première Nation.»

Selon Shawn Francis, les gens sont de plus en plus sensibles aux termes qu’ils doivent utiliser lorsqu’ils s’adressent à une personne autochtone.

De plus, les membres de la Première Nation malécite du Madawaska sont de plus en plus impliqués dans des activités à l’extérieur de leur petite communauté.

«On veut nous impliquer et je trouve que c’est une bonne démarche.»

M. Francis est bien conscient que quelques années ne viendront pas effacer des centaines d’années de colonialisme. Cependant, il estime que les communautés du Madawaska ont le potentiel de faire changer les choses de la bonne manière.

«Il y a des choses à améliorer. Notre partenariat avec la Ville d’Edmundston est un exemple d’amélioration continue. Je souhaite que ça serve de modèle à d’autres régions.»

logo-an

private

Vous utilisez un navigateur configuré en mode privé ou en mode incognito.

Pour continuer à lire des articles dans ce mode, connectez-vous à votre compte Acadie Nouvelle.

Vous n’êtes pas membre de l’Acadie Nouvelle?
Devenez membre maintenant

Retour à la page d’accueil de l’Acadie Nouvelle