Le défenseur des enfants et des jeunes du N.-B., Kelly Lamrock, affirme qu’il existe toujours un manque de services en santé mentale pour les jeunes alors que la pandémie augmente le nombre de demandes.

Un nouveau rapport annuel sur l’état de l’enfance publié mardi par le bureau du défenseur des enfants et des jeunes met en évidence certains impacts du manque de services en santé mentale pour les jeunes de la province.

D’après des données citées dans le rapport de Kelly Lamrock, en 2021, 36% des élèves de la 6ème à la 12ème année présentaient des niveaux de dépression modérés à élevés, alors que la norme canadienne pour ce groupe d’âge est de 23%.

On peut aussi y lire que près de 30% des jeunes ont déclaré avoir senti qu’ils devaient consulter quelqu’un pour régler un problème de santé mentale, mais qu’un enfant sur dix ne l’a pas fait pour diverses raisons.

Kelly Lamrock affirme que le gouvernement perçoit souvent le manque de soins en santé mentale comme un problème dans l’aiguillage de patients vers les services dont ils ont besoin, alors que le problème sous-jacent du manque de services demeure en place.

«On continue de parler de la crise en santé mentale comme un problème de navigation. Ce n’est pas un problème de navigation, le problème c’est qu’après la navigation, il n’y a rien là.»

La pénurie de psychologues est un problème constant et des enfants peuvent demeurer des mois sur des listes d’attente, selon lui.

Il souligne toutefois que le temps d’attente pour l’orientation vers un traitement en santé mentale a diminué de 58 à 53 jours de 2020 à 2021.

Kelly Lamrock estime que les effets de la pandémie sur la santé mentale des jeunes risque d’augmenter la demande pour ce genre de services à l’avenir.

«Le système scolaire du Nouveau-Brunswick doit être prêt à répondre à ce qui sera probablement une augmentation de la demande de services. Les jeunes pourraient avoir besoin d’un accès accru aux services de santé mentale pour faire face aux répercussions sociales et émotionnelles de l’interruption de leur scolarité.»

S’adapter aux besoins des enfants handicapés

Le défenseur des enfants et des jeunes affirme que les jeunes atteints d’un handicap ou d’un problème neurodéveloppemental sont souvent plus touchés par des problèmes de santé mentale.

Par exemple, les enfants à besoins spéciaux sont beaucoup plus nombreux que les autres à signaler des problèmes d’anxiété ou de dépression, à 53% contre 37% pour le reste des enfants, selon le rapport.

Kelly Lamrock a recommandé au gouvernement de mener une meilleure collecte de données pour mesurer les impacts de ses programmes sur le respect des droits des enfants atteints de handicaps.

Il demande aussi au gouvernement d’augmenter l’appui aux familles qui ont des enfants atteints de handicaps, ainsi qu’aux organismes communautaires tels que les centres de défense des enfants, les centres pour l’autisme et les centres locaux d’intervention en matière de syndrome d’alcoolisme foetal.

logo-an

private

Vous utilisez un navigateur configuré en mode privé ou en mode incognito.

Pour continuer à lire des articles dans ce mode, connectez-vous à votre compte Acadie Nouvelle.

Vous n’êtes pas membre de l’Acadie Nouvelle?
Devenez membre maintenant

Retour à la page d’accueil de l’Acadie Nouvelle