Malgré les inconvénients apportés par la COVID-19, la pratique du piégeage (ou trappage) demeure une activité qui attire les amateurs. Le 20 août, les trappeurs d’un peu partout au Nouveau-Brunswick, au Québec et au Maine se réuniront à Drummond pour la deuxième Journée annuelle de piégeage.

Les amants de la trappe – et on ne parle pas ici du style de jeu ultra-défensif préconisé, dans le passé, par certaines équipes de la Ligue nationale de hockey – pourront donc en apprendre un peu plus sur le sujet en assistant à des démonstrations de piégeage et en participant à des ateliers de fabrication de collets et de préparation des pièges.

L’activité aura lieu à la Ferme des jumeaux Levesque de Drummond, en collaboration avec le Conseil des trappeurs du Nord-Ouest et le Fonds en fiducie pour la faune du Nouveau-Brunswick.

Sur le site web du Fonds en fiducie pour la faune du Nouveau-Brunswick, il est indiqué que la principale mission de l’organisme est de fournir des fonds pour les activités qui amélioreront les pratiques de piégeage non cruelles, qui maintiendront l’appui du public et qui encourageront la mise au point et à l’essai de pièges.

Dans cette optique, on met l’accent sur le fait qu’il faille capturer les animaux à fourrure d’une manière non cruelle pour leur éviter la douleur et les souffrances inutiles, que la récolte de ces ressources se fasse d’une façon socialement acceptable et que les trappeurs profitent des progrès techniques et des nouveaux dispositifs qui réduisent la douleur et les souffrances des animaux.

Bernard Levesque, l’un des organisateurs de cette journée, explique que cette activité permet aux trappeurs d’en apprendre un peu plus sur cette pratique tout en leur donnant l’occasion de socialiser.

«On va leur apprendre comment trapper, les coyotes, les renards, les castors, par exemple. On a beaucoup de gens qui ont des connaissances là-dedans, donc s’il y a des jeunes qui veulent commencer, ils peuvent voir les méthodes.»

«Ça fait quelques années que l’on ne s’est pas vu donc c’est toujours plaisant de revoir nos amis trappeurs.»

La première édition a eu lieu, il y a trois ans. Au Nord-Ouest, les activités du genre étaient plus rares et avaient surtout lieu dans le sud de la province, principalement à Fredericton.

«Moi et mon frère on a recommencé ça avec l’aide du conseil des trappeurs et ç’a été excellent. Les deux ans de covid nous ont arrêtés, mais on a décidé de recommencer.»

Même si plusieurs ont critiqué cette pratique au fil des ans, Bernard Levesque estime qu’un bon nombre de gens ont découvert le piégeage au cours des cinq dernières années. Selon lui, l’objectif est de leur montrer davantage comment pratiquer la trappe de la manière la plus humaine possible.

À l’instar de la chasse, le piégeage d’animaux doit se faire dans certaines périodes de l’année. Au Nouveau-Brunswick, la période, pour certaines espèces, s’étend d’octobre à février. Pour d’autres, on ne parle que de quelques semaines.

Pour Bernard Levesque, le trappage est notamment utilisé comme méthode pour contrôler la population de certains animaux qui pourraient potentiellement devenir nuisibles. C’est le cas du coyote, qui est un prédateur qui s’attaque aux chevreuils, et les castors, qui engendrent plusieurs inconvénients avec leurs barrages.

«Pour un trappeur, le castor est probablement l’animal le plus facile à attraper, car tu sais qu’il est proche d’un lac.»

Les trappeurs piègent aussi des animaux pour leur fourrure, même si M. Levesque estime que cet aspect ne rapporte plus autant d’argent qu’avant.

«La fourrure utilisée pour faire des manteaux, chapeaux, etc. est beaucoup utilisée en Chine ou en Russie, mais tout de suite, avec ce qui se passe dans ces coins-là, la fourrure ne vaut pas grand-chose.»

«Pour d’autres, c’est une activité comme la chasse ou un sport comme le hockey. Ça peut être difficile par moments, mais quand c’est ton passe-temps, tu trouves des manières de le faire.»

M. Levesque a même comme objectif de tenir l’activité à d’autres endroits du Nouveau-Brunswick dans le futur.

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