Les touristes ont été au rendez-vous cet été pour visiter la Péninsule acadienne. Malgré quelques défis, surtout le manque de main-d’œuvre, l’industrie dresse un bilan très positif de la première saison touristique «post-pandémique».

La saison touristique estivale a pris fin dans la Péninsule acadienne, laissant place au tourisme automnal, de plus en plus populaire. Les données préliminaires pour l’été donnent des chiffres comparables à la période pré-pandémique.

«Les chiffres que l’on a nous indiquent que nous avons eu une très bonne saison», mentionne Yannick Mainville, directeur du développement touristique à Tourisme Péninsule acadienne.

L’été 2022 a été plus occupé que les deux précédents. Et même plus que celui de 2019, avant la COVID-19. Par exemple, le taux d’occupation dans les hébergements était de 73% en juillet 2019. Il était de 80% cette année.

«Oui, la COVID existe encore, mais les mesures ne sont plus là. Les gens voulaient vraiment voyager, dépenser et assister aux festivals et aux événements de la région.»

Pendant la pandémie, l’Office de tourisme de la Péninsule acadienne avait surtout mis l’accent sur le tourisme local et celui provenant du reste des Maritimes. Cette année, ce fut le retour des touristes québécois et canadiens, ainsi que des voyageurs européens, de la France, de l’Allemagne et de la Belgique.

Des secteurs qui en ont profité et souffert

L’achalandage a été particulièrement important dans les festivals et les événements majeurs, la plupart étant de retour dans leur formule habituelle après deux ans d’absence. Au Festival acadien de Caraquet, par exemple, le tintamarre a attiré entre 15 000 et 20 000 personnes à lui seul.

Les plages de la Péninsule acadienne ont été occupées cet été. Yannick Mainville a indiqué que si la situation des Fous de Bassan retrouvés morts, possiblement de la grippe aviaire, les avait inquiétés en juin, la situation s’est rétablie avant l’arrivée massive des touristes.

De plus, les températures chaudes de mi-juillet à fin-août ont favorisé l’occupation des plages. Même s’il est compliqué d’avoir des données précises, l’accès à certaines plages étant gratuit, Yannick Mainville indique que le nombre de baigneurs se situe dans les milliers.

Les hébergements ont aussi été populaires cette saison. Cependant, la majorité des touristes ont préféré passer leurs vacances en véhicule récréatif ou dans une tente. Cela est dû à l’augmentation du prix des chambres d’hôtel, ainsi qu’à leur fort taux d’occupation dans la région.

La saison a aussi été bonne pour les restaurateurs, mais ils ont aussi connu des difficultés en raison de la pénurie de main-d’œuvre. Certains avaient des horaires plus restreints, fermant plus tôt que prévu, en raison du manque de personnel. Plusieurs restaurants et casse-croûte saisonniers ont dû fermer leurs portes hâtivement au début septembre parce que leurs travailleurs, essentiellement des étudiants, sont retournés aux études.

«Le manque de main-d’œuvre à été un réel problème. Nous avons eu du mal à trouver le personnel nécessaire à nos activités, confie Anne Herbin, gérante de la boulangerie et café Grains de folie à Caraquet. Nous avons cependant réussi à avoir au dernier moment notre équipe complète et nous sommes désormais ok.»

Les grandes attractions de la région

Les principales attractions touristiques de la région ont également connu un excellent été.

Selon Yannick Mainville, l’attraction touristique la plus populaire est sans contredit la Véloroute.

Ce fut une année record, avec 111 000 passages comptabilisés.

«Chaque année, la Véloroute se fait de plus en plus connaître dans la province et ailleurs. Et les gens de la région prennent plus l’habitude de faire du vélo. Toutes les années, nos passages augmentent.»

Le Village historique acadien a aussi connu une excellente saison. Les derniers bilans ne sont pas encore disponibles, mais l’agente des relations publiques et du marketing Mylène Dugas a confirmé qu’il s’agissait d’une bonne année, surtout comparée aux deux dernières.

Pour l’Aquarium et Centre marin du Nouveau-Brunswick, les visiteurs ont été nombreux et ont eu du plaisir à visiter les lieux, nous a indiqué le directeur par intérim, Laurent Robichaud. Les données préliminaires montrent une hausse de l’achalandage de 15% à 20% par rapport aux années précédentes.

«Les nombreuses activités traditionnelles et celles surtout reliées au 40e anniversaire de l’aquarium ont fait courir les foules, affirme M. Robichaud. Les commentaires positifs ont été nombreux et ça nous guidera vers une poursuite des efforts entamés.»

logo-an

private

Vous utilisez un navigateur configuré en mode privé ou en mode incognito.

Pour continuer à lire des articles dans ce mode, connectez-vous à votre compte Acadie Nouvelle.

Vous n’êtes pas membre de l’Acadie Nouvelle?
Devenez membre maintenant

Retour à la page d’accueil de l’Acadie Nouvelle