Depuis peu, un étrange affaissement du sol, aux contours délimités par une chaîne de pierres, a été découvert dans le bocage du sanctuaire Sainte-Anne-du-Bocage. Le tout semble exister depuis fort longtemps.

Le père Régent Landry, recteur et administrateur du sanctuaire, a confirmé lundi à l’Acadie Nouvelle que cet «affaissement» de terrain avait récemment été remarqué.

La largeur et la longueur du renfoncement, qui creuse le sol d’environ 45 centimètres, sont étrangement comparables aux dimensions d’une tombe qui aurait cédé sous le poids des années.

Une main précautionneuse a pris le temps de planter, tout autour, de petites tiges de métal au bout desquelles ont été fixés des rubans orangés.

Le père Landry ignore pour l’instant l’origine de cet affaissement.

«Le conseil d’administration (du sanctuaire) va voir ce qu’il en est. Pour que personne ne se blesse, on va y regarder» a-t-il repris, sans fournir davantage de détail.

Une tombe?

Pourrait-il s’agir d’une sépulture? La question a été adressée à l’historien Fidèle Thériault de Caraquet. Celui-ci s’est montré plutôt sceptique.

«Je doute très fort que ce soit une sépulture. Ça pourrait être une petite bâtisse. Je ne peux pas te le dire, à moins qu’il y ait des fouilles. Mais une sépulture?… je n’y crois pas.»

L’historien a ensuite rappelé que le cimetière de Sainte-Anne-du-Bocage, situé à environ deux cents mètres de l’endroit affaissé, date des années 1780.

Pourrait-il s’agir d’une personne rejetée par l’église, à l’instar des damnés de la série québécoise «Cormoran»?

«Non, a répondu M. Thériault. «On les enterrait [les impies et les réprouvés] en dehors du cimetière, mais pas aussi loin», entre autres parce que «les gens ne voulaient pas inhumer les morts près d’une source d’eau.»

Il a d’autre part expliqué que l’organisation des cimetières peut différer d’une religion à l’autre.

«Chez les catholiques, on tenait à avoir un cimetière, comme un lieu sacré. Chez les protestants, on a des cimetières familiaux, sur leurs terres, lorsqu’il n’y avait pas de communauté.»

Autrefois, il existait une famille Munro à Bas-Caraquet, a-t-il rappelé. Ses membres ont été enterrés à proximité de leur demeure et des ossements ont été retrouvés au fil du temps.

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