Le Nouveau-Brunswick veut créer deux postes pour aider les nouveaux arrivants à naviguer le système afin de faire reconnaître leur accréditation professionnelle acquise à l’extérieur du Canada.

La province dispose depuis 2019 d’un service d’orientation pour aider les infirmières nouvellement arrivées dans la province à franchir les étapes administratives nécessaires pour y exercer leur métier.

Le ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, Trevor Holder, a annoncé mardi que deux autres personnes seront embauchées pour offrir le même service aux autres travailleurs de la santé et aux autres professions réglementées au N.-B.

Selon le ministère, ce programme a permis de jumeler 200 infirmières et infirmiers à des employeurs.

Une infirmière originaire du Brésil, Patricia Carvalho, a témoigné lors de l’annonce que le «navigateur» chargé de faciliter l’accréditation des infirmières lui a permis d’avoir une entrevue rapidement avec Horizon.

Elle affirme qu’elle a déjà travaillé aux États-Unis pendant 12 années et qu’elle a donc déjà complété l’examen NCLEX-RN d’entrée à la profession.

Cela facilite le processus d’accréditation qu’elle a entamé en avril 2021. Elle espère devenir infirmière immatriculée au N.-B. au cours des prochains mois.

«Je travaille comme préposée de soins aux patients pendant que je continue mes efforts pour qu’on reconnaisse mon accréditation. Je travaille dur pour ce processus qui n’est pas facile, et j’espère être reconnue comme infirmière immatriculée bientôt, parce que c’est ce que je suis.»

Immatriculation accélérée pour les infirmières de France

La province a aussi annoncé lundi qu’un processus accéléré a été mis en place pour faciliter l’obtention d’un permis pour les infirmières immatriculées en France.

Ce processus comprend un stage d’adaptation de 75 jours.

«Le programme est fondé sur une entente déjà en place au Québec pour la reconnaissance mutuelle de groupes professionnels qualifiés de France pour accélérer leur immatriculation dans cette province», a affirmé la directrice générale de l’Association des infirmières et infirmiers du N.-B., Laurie Janes.

Le gouvernementmet la pression

Le ministre Holder affirme aussi que son gouvernement a maintenant le moyen de mettre la pression sur les associations professionnelles si elles ne reconnaissent pas assez rapidement les acquis de travailleurs formés à l’étranger.

Dans une nouvelle loi adoptée en juin, le ministre se donne une certaine marge de manœuvre pour forcer les ordres professionnels à accélérer leur processus d’évaluation et d’inscription de nouveaux membres.

Il peut notamment prescrire des mesures pour obliger ces organismes réglementaires à aider les travailleurs inscrits à l’étranger à obtenir leur inscription.

«Nous nous attendons à ce qu’ils répondent rapidement, parce que le temps presse, nous avons de sérieuses pénuries de main-d’œuvre en santé.»

Le ministre affirme que les organismes réglementaires des professions sont responsables de dicter leurs critères d’accès à la profession.

Le ministre dit toutefois qu’il peut modifier ces critères s’il le faut, par voie de règlement, sans devoir passer par l’Assemblée législative.

«Nous ne l’avons pas encore fait, mais nous avons ce pouvoir si, à la fin de la journée, nous n’avons pas l’impression que les associations professionnelles travaillent dans un délai convenable.»

Il affirme que le gouvernement a discuté de cette loi avec les associations professionnelles, et qu’elles «comprennent» que le gouvernement peut modifier ces critères.

«Au final, si nous ne trouvons pas que les associations agissent assez rapidement, nous avons maintenant une loi en place (…) et nous pouvons plus ou moins les amener à la table.»

Le ministre ne s’est pas avancé à préciser combien de temps cette accréditation devrait prendre.

«Je crois que ce qu’on a vu dans cette situation est rapide, mais ça peut toujours être plus rapide», a-t-il dit au sujet du cas de Patricia Carvalho, qui a entamé le processus il y a plus d’un an.

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