Les Néo-Brunswickois ayant des propriétés endommagées à cause de la tempête Fiona peuvent demander le soutien du gouvernement provincial. Celui-ci a lancé un Programme d’aide financière en cas de catastrophe en collaboration avec son partenaire fédéral.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick s’est engagé à épauler les personnes, les petites entreprises, les organismes sans but lucratif et les municipalités qui ont subi des dommages matériels à cause de l’ouragan Fiona.

«Le programme d’aide financière en cas de catastrophe fournit de l’aide pour les dommages et les pertes admissibles qui menacent la santé et la sécurité, indique le ministère de la Justice et de la Sécurité publique provincial. Il ne remplace pas les assurances. Il sert seulement à couvrir le coût de biens essentiels. Les camps, les chalets, les bateaux, les autos et les remorques ne sont pas admissibles.»

Le relationniste Geoffrey Downey ajoute que le Programme d’aide financière en cas de catastrophe ne rembourse pas les dommages pouvant être couverts par une police d’assurance. Un citoyen peut présenter une demande au gouvernement quand un assureur l’a refusée au préalable, en entier ou en partie.

«Si les résidents n’ont pas de protection contre les inondations et les refoulements d’égout, ils devront fournir une preuve écrite de leur assureur expliquant pourquoi elle n’était pas disponible», note M. Downey.

Les propriétaires fonciers, les petites entreprises et les organismes sans but lucratif ont jusqu’au 31 janvier 2023 pour soumettre une demande au gouvernement néo-brunswickois. Celui-ci les invite à composer le 1-888-553-8558 s’ils ont des questions.

Agir vite

La province remboursera seulement une partie des dégâts admissibles, grâce à un Accord d’aide financière en cas de catastrophe passé avec le gouvernement fédéral.

«L’aide financière en cas de catastrophe est un programme à frais partagés fondé sur une formule semblable à une échelle mobile, illustre M. Downey. Plus le coût est élevé, plus le gouvernement fédéral paiera un pourcentage élevé du coût total.»

L’Organisation des mesures d’urgence du Nouveau-Brunswick (OMUNB) recueille des rapports de dommages pour établir le pourcentage de partage des coûts.

«Dès que le gouvernement du Nouveau-Brunswick aura des coûts préliminaires, nous considérerons des paiements anticipés, déclare le ministre des Affaires intergouvernementales, de l’Infrastructure et des Collectivités du Canada, Dominic LeBlanc. Nous reconnaissons le besoin d’agir rapidement. Dès la semaine prochaine, je m’organiserai pour parler aux premiers ministres des provinces de l’Atlantique afin de mettre sur pied un processus expéditif.»

Avant toute chose, le ministère de la Justice et de la Sécurité publique provincial recommande aux résidents de communiquer avec leur compagnie d’assurance pour signaler les dommages subis; de prendre des photos des dégâts; de conserver les reçus de toute dépense en lien avec des réparations; de tenir un registre du nombre d’heures de nettoyage.

Il y a toutefois peu d’assurances disponibles au Canada pour couvrir les dégâts causés par des tempêtes côtières, selon The Globe and Mail. Le journal cite des experts plaidant en faveur de la création d’une assurance inondation soutenue par le gouvernement fédéral.

Cette mesure aurait l’avantage de faire peser le fardeau financier des dégâts matériels provoqués par un tel événement sur les citoyens choisissant de s’installer dans des zones à risques et non sur la totalité du contribuable.

Le fédéral veut rebâtir durablement

Les citoyens ont subi des pertes matérielles à cause de la tempête Fiona, mais les gouvernements aussi.

«Les quais sont une infrastructure fédérale. On va les rebâtir le plus vite possible, assure le ministre des Affaires intergouvernementales, de l’Infrastructure et des Collectivités du Canada, Dominic LeBlanc. Mais les routes, les systèmes d’électricité, les centres communautaires, les écoles, on sera là pour partager les coûts avec les provinces et les autres autorités publiques.»

L’élu souligne que le gouvernement fédéral souhaite participer à reconstruire les infrastructures de façon durable.

«On veut rebâtir d’une meilleure façon, de façon plus résiliente et adaptée aux changements climatiques», dit-il.

  • Avec des informations deJustin Dupuis et Alexandre Boudreau.

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