L’un des dossiers municipaux les plus épineux des dernières années au Restigouche est sur le point de se régler, soit celui du partage des coûts pour les infrastructures récréatives régionales.

Bientôt, toutes les communautés membres de la CSR-Restigouche devront mettre la main à leur portefeuille afin de participer au financement soit du Centre civique de Campbellton, du Palais des glaces/Récréaplex de Dalhousie, ou encore du Palais des loisirs de Kedgwick.

Cette avancée se fera dans la foulée de la réforme municipale et de ses regroupements imposés.

Il reste encore quelques détails à peaufiner, mais l’idée de base est que chacune des nouvelles entités qui verront le jour prochainement à la suite du processus de regroupement – y compris les DSL – devra contribuer financièrement au maintien de ces infrastructures.

Selon Betty-Ann Fortin, directrice générale de la CSR-Restigouche, le dossier du partage des coûts pour les infrastructures récréatives régionales est à l’ordre du jour de la prochaine rencontre de l’organisme prévue le 6 octobre.

«On a fait circuler une formule de partage de coûts et un budget vraiment préliminaire aux membres afin qu’ils aient une idée de ce à quoi ça pourrait représenter en matière de coûts. On voulait également avoir leur rétroaction. On aura une meilleure idée de ce qu’ils en pensent à ce moment. Mais chose certaine, ça bouge dans la bonne direction, car auparavant il y avait très peu d’ouverture pour aborder la question», explique-t-elle.

Sans dévoiler les montants impliqués, puisqu’ils sont toujours à l’étude, Mme Fortin confirme toutefois que trois infrastructures ont été ciblées pour faire partie de cette formule. Au Restigouche-Centre, les citoyens de la future Communauté régionale de Campbellton et les DSL allant jusqu’à Upsalquitch devront contribuer envers le Centre civique. La contribution des citoyens de Baie-des-Hérons, Bois-Joli et des DSL du Restigouche-Est ira au Palais des glaces/Récréaplex. Finalement, pour le DSL de Saint-Jean-Baptiste-Menneval – qui se greffera à la Communauté régionale de Kedgwick -, l’argent ira au Palais des loisirs.

La semaine dernière, la CSR-Kent a effectué un exercice similaire, dévoilant la formule qui a été retenue. Ainsi, les contributions des communautés participantes iront en fonction de leur éloignement des infrastructures. Au Restigouche, le modèle risque d’être différent. On aurait plutôt penché pour une formule basée sur l’assiette fiscale et la densité population. Le taux serait graduel sur une période de quatre ans.

Réception

Réticente à participer financièrement aux coûts de fonctionnement du Centre civique depuis quelques années, la municipalité d’Atholville n’aura dorénavant plus le choix. Qu’à cela ne tienne, son maire est tout à fait en accord avec le principe.

«Quand je suis entré en poste, je savais qu’il faudrait rouvrir tôt ou tard le dossier, car je ne trouvais pas productif de se tirailler constamment avec nos voisins, et le conseil était également de cet avis», avoue Jean-Guy Levesque, soulignant que le regroupement aura eu le mérite de mettre un terme à de vieilles chicanes qui duraient depuis plusieurs années dans la région.

«Mais avec ou sans regroupement, dans ma tête c’était clair que les communautés environnantes seraient appelées tôt ou tard à débourser un certain montant envers le Centre civique. La réforme du gouvernement a simplement accéléré les choses. Et c’est correct, car ce sont des infrastructures qui sont importantes pour notre région», ajoute-t-il.

À Dalhousie, on applaudit également la fin prochaine de ce bras de fer régional. Car cela fait plusieurs années que la Ville tente – sans grand succès – d’obtenir l’assistance des communautés voisines pour l’aider à défrayer les coûts de son Palais des glaces/Récréaplex.

«J’ai apporté ce sujet à la table de la CSR à plusieurs reprises, mais ça n’aboutissait jamais à rien de concret. Là, ça va finalement se concrétiser et c’est le temps. Il faut comprendre qu’on ne demandait pas la charité, mais bien que tout le monde contribue afin que l’on puisse conserver nos infrastructures récréatives régionales ouvertes. Ce sont ces mêmes infrastructures qui améliorent la qualité de vie dans la région et qui contribuent à attirer des gens», souligne le maire Normand Pelletier, visiblement soulagé par la tournure des choses.

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