Énergie NB demande une hausse des tarifs généralisée de 8,9%, soit 200$ de plus par an pour la plupart de ses clients résidentiels. Il s’agit de la hausse la plus élevée demandée depuis 2007.

Énergie NB en a fait la demande à la Commission de l’énergie et des services publics du N.-B. (CESP) mercredi.

Si la demande est acceptée, le nouveau tarif sera officiellement mis en place le 1er avril 2023.

Cette hausse est uniforme pour toutes les classes tarifaires, les résidences aussi bien que les entreprises.

Dans son application de hausse des tarifs, la Société de la Couronne explique qu’elle est acculée au pied du mur par l’inflation, la hausse du taux d’intérêt, le vieillissement de ses infrastructures et la hausse des prix du combustible.

«Nous reconnaissons que les hausses de tarifs sont difficiles pour nos clients, et Énergie NB a pris des mesures pour s’assurer que l’augmentation de tarifs est aussi basse que possible tout en s’assurant que nous puissions offrir nos services de façon fiable et sécuritaire», a dit Lori Clark, PDG par intérim d’Énergie NB.

La plus élevée depuis 2007

Il s’agit de la demande générale de hausse des tarifs la plus élevée depuis 2007, selon Dominique Couture, porte-parole d’Énergie NB.
La société d’État avait alors demandé une augmentation de 9,6%, mais la CESP a réduit ce taux à 6,4%.

Il se pourrait que la CESP réduise le taux demandé par Énergie NB pour 2023 également. Mais si le taux demandé demeure intact, il s’agira de la plus forte hausse depuis 1981. Cette année-là, Énergie NB avait obtenu une hausse de 9,8%.

La hausse de 8,9% demandée mercredi équivaut à plus de la moitié de toutes les hausses annuelles cumulatives obtenues par Énergie NB depuis 2011 (16,24%).

Cela représenterait des revenus additionnels de 13,9 millions $ pour la Société d’État.

Selon Énergie NB, il s’agit toutefois d’un «budget équilibré» étant donné la hausse de ses dépenses.

D’après ÉNB, le coût des combustibles utilisés pour produire de l’électricité – dont le mazout, le charbon et le gaz naturel – augmente de 60% à 160%.

Énergie NB n’utilisera pas ces revenus pour s’attaquer à sa dette de 4,9 milliards $. L’augmentation des revenus servira plutôt à couvrir ses coûts d’approvisionnement en carburant et à moderniser son réseau.

Selon Lori Clark, il faudra plutôt s’attaquer à la dette en 2024 et 2025. Énergie NB prévoit qu’il y aura des augmentations entre 2% et 16% au cours des années suivantes.

La loi lui permet de demander des augmentations de tarifs à l’avance pour trois ans, mais la société refuse de le faire cette année en raison de l’imprévisibilité des marchés d’énergie.

Réduire ses coûts d’exploitation de 50 millions $

Afin de contrer l’inflation, Énergie NB veut réduire ses coûts d’exploitation de 50 millions $. Il faudra donc couper du personnel, selon Lori Clark.

«Le personnel est une part énorme de nos coûts, donc il y aura un certain nombre de postes qui seront éliminés alors qu’on tente de trouver des opportunités de réduire nos coûts.»

Les clients d’Énergie NB ont déjà fait les frais d’une hausse de 2% des tarifs en avril 2022. Cette augmentation a été mise en place par le gouvernement provincial à l’aide de modifications à la Loi sur l’électricité, sans devoir demander la permission à la Commission de l’énergie et des services publics.

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