Le Réseau de santé Vitalité veut former davantage d’infirmières à l’examen de cas d’agression sexuelle. Elle proposera une formation en février. Il y a déjà trois professionnelles inscrites.

La vice-présidente principale aux Programmes cliniques et Soins infirmiers, Sharon Smyth-Okana, ignore toutefois si Vitalité embauchera davantage d’infirmières à l’examen de cas d’agression sexuelle.

«Une analyse exhaustive des besoins a été effectuée au cours des dernières semaines et une décision sera prise prochainement en lien avec le modèle préconisé par le Réseau et les besoins identifiés», déclare-t-elle.

Le réseau de santé compte 13 infirmières examinatrices de cas d’agression sexuelle dans le cadre du programme SANE. Deux de ces professionnelles sont absentes et reviendront en novembre. Par ailleurs, quatre postes sont vacants en raison de congés de maternité ou de maladie. Vitalité comptait 40 infirmières examinatrices en 2015.

Sa coordonnatrice provinciale, Roxanne Paquette-Blanchard, a témoigné de problèmes de rétention et de formation du personnel. Elle a évoqué un manque de soutien et de reconnaissance. Elle a notamment pointé le défraiement de 3,50$ par heure des infirmières SANE, lorsqu’elles sont sur appel.

«Le taux horaire pour le temps passé en appel est déterminé par la convention collective qui est négociée par le gouvernement provincial avec le Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick, répond Mme Smyth-Okana. Ceci sera apporté à la table de négociation lors de la prochaine révision de la convention collective.»

Horizon procédera aussi à des changements à son programme de soins infirmiers médico-légaux pour assurer un accès constant à ce service. Le réseau de santé s’appuie sur un examen interne réalisé cet automne.

Il augmentera ses effectifs et ses heures de couvertures. Il élaborera également une stratégie de formation provinciale des infirmières examinatrices des cas d’agression sexuelle (avec des solutions technologiques pour faciliter l’accès à l’apprentissage, par exemple).

Le ministère de la Santé et les réseaux de santé Vitalité et Horizon monteront par ailleurs un comité de gouvernance provincial composé de dirigeants et d’experts. Ceux-ci décideront de normes de qualité, surveilleront des indicateurs de rendement et recommanderont des améliorations.

Enfin, le programme SANE deviendra le programme de soins infirmiers médico-légaux, chez Vitalité comme chez Horizon.

Les infirmières du programme offrent des soins avec compassion, en tenant compte des traumatismes des victimes d’agressions sexuelles, de violence conjugale et de maltraitance. Elles offrent aussi des examens médico-légaux et peuvent livrer un témoignage efficace en cour, selon Horizon.

Fin août, une victime a dû appeler la police pour que l’une de ces professionnelles l’examine à l’urgence de l’Hôpital régional Everett-Chalmers de Fredericton.

Le premier ministre Blaine Higgs a qualifié l’incident d’inacceptable. Il a jugé qu’il était la cause d’un processus guidé par de très mauvaises décisions et un manque de compassion.

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