La banque alimentaire du Restigouche tiendra, ce dimanche, son radiothon annuel de Noël. Un exercice qui survient alors que le prix des denrées alimentaires est à la hausse tout comme le nombre de clients.

Le but de cette campagne est d’amasser des fonds pour la confection de paniers de Noël destinés aux personnes et familles dans le besoin.

Cette année, peu de changement au niveau de l’organisation de l’événement. Il aura toujours lieu ce dimanche sur les ondes des deux principales radios du Restigouche Sommet-FM (francophone) et HITS-FM (anglophone), et ce, pour une troisième année consécutive, soit depuis l’arrivée de la pandémie de la COVID-19.

L’objectif monétaire demeure également à 40 000$. Ce montant devrait vraisemblablement permettre la confection d’environ 500 paniers de Noël. Ces paniers comportent tout le nécessaire à la confection d’un souper traditionnelle des Fêtes ainsi que quelques denrées supplémentaires.

500 paniers, c’est le même montant que lors des dernières années. À l’Association d’action communautaire et bénévole du Restigouche, organisme qui chapeaute l’événement, on croit que cela sera suffisant.

Reste qu’au même titre que les citoyens, l’organisme est aussi confronté à la hausse du coût de la vie.

Rachelle Ouellette est directrice de l’AACBR. Selon ses chiffres, le coût d’achat des denrées à la banque alimentaire a bondi de 17% au cours des derniers mois. Cette augmentation risque donc de se refléter sur la facture des paniers de Noël.

Jeudi, celle-ci s’affairait à mettre la touche finale à ses soumissions auprès des supermarchés de la région. L’an dernier, le coût des paniers était estimé à 71,60$/unité. Cette année avec l’inflation, il pourrait atteindre près de 85$, et même plus.

«Il y a des items pour lesquels l’augmentation est faramineuse, comme les dindes par exemple qu’on arrive d’ailleurs difficilement à avoir. Pour le moment, on vise à ne rien retirer du panier, à le garder comme tel, mais ce n’est pas dit que nous en serons capables», indique la directrice.

Ce qui complique également le calcul, c’est que le nombre de clients a augmenté au cours de la dernière année. Mme Ouellette a, entre autres, noté une hausse du nombre d’étudiants collégiaux.

«On a remarqué une augmentation de l’utilisation de cette population à notre banque alimentaire régulière. Nous en avons une soixantaine de clients, et un gros pourcentage d’eux sont des étudiants internationaux. Comme ils utilisent la banque alimentaire, on anticipe qu’ils postuleront également pour un panier», mentionne la directrice.

Malgré l’augmentation du nombre de clients et du coût du panier, Mme Ouellette ne s’en fait toutefois pas outre mesure. Bien que l’objectif de son dernier radiothon n’ait pas été atteint en ondes (seulement 28 532$), il a été largement dépassé par la suite pour atteindre près de 80 000$.

«C’est comme ça presque tous les ans, les dons affluent bien après le radiothon et c’est pour cela que je ne m’en fais pas trop. On dépasse toujours notre objectif. Reste que la tendance demeure inquiétante, et c’est pour quoi on demande encore à la population d’être généreuse», souligne Mme Ouellette.

Elle ajoute par le fait même que l’an dernier, une soixantaine de paniers n’avaient pas trouvé preneur. La nourriture avait alors été redirigée pour les besoins réguliers de la banque alimentaire. Cette quantité de paniers orphelins pourrait donc en théorie compenser pour la hausse du nombre de clients.

«Mais si le besoin se fait sentir, on va répondre présent. On ne laissera personne d’admissible sans paniers de Noël. S’il faut en confectionner davantage, on le fera», promet-elle.

Le radiothon a lieu le 27 novembre de midi à 17h.

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