Natacha Arseneault n’a pas les deux pieds dans la neige ces temps-ci. Ils sont plutôt dans le sable des plages du Costa Rica, pays où elle vient tout juste de lancer son entreprise.

La jeune trentenaire originaire de Balmoral a toujours aimé voyager. Il y a quelques années, comme bien d’autres touristes, elle est tombée sous le charme de ce petit pays d’Amérique centrale bordé des océans Pacifique et Atlantique. Après quelques escales, une idée a germé, soit celle de s’y installer à plus long terme. Un an, peut-être plus si l’expérience s’avère positive.

«Je me souviens m’être rendue dans les montagnes. La vue était tellement belle. Tout était vibrant, comme un rêve éveillé. Je me suis dit qu’un jour je m’installerais ici un moment», raconte-t-elle.

Cette expérience, Natacha avait l’intention de s’y consacrer une fois les études secondaires de ses filles terminées. Les choses se sont toutefois bousculées avec l’arrivée dans sa vie de sa conjointe, Olivia (Roussel).

«On y est allé en vacances pour une première fois ensemble en avril dernier et elle aussi est tombée amoureuse de l’endroit. Elle m’a dit: pourquoi attendre des années, faisons-le maintenant, cette année», se rappelle-t-elle.

Alors directrice d’un foyer de soins à Dalhousie, Natacha s’est mise à étudier sérieusement la possibilité de devancer son rêve et d’en faire partager ses filles de 12 et 13 ans, Alivia et Gianna. Elle a finalement tout lâché pour se lancer dans cette aventure.

Natacha Arseneault a quitté le Canada pour le Costa Rica, une expérience de vie temporaire mais qui pourrait s’avérer plus longue que prévue. – Gracieuseté

La famille a quitté le Canada il y a un peu plus d’un mois, direction la côte ouest du Costa Rica, plus précisément à Samara, dans la région du Guanacaste.

«C’est certain que la température est clémente, qu’il y a la plage et les palmiers, des animaux exotiques et aussi des fruits frais en abondance. Mais l’expérience va au-delà de ça, elle touche aussi les gens du Costa Rica. La communauté ici est incroyable, les gens sont chaleureux, s’entraident, s’amusent», relate-t-elle.

Déménager au Costa Rica n’est toutefois pas chose facile. L’endroit étant convoité, elle fait l’objet de fortes spéculations, rendant du coup l’accès à la propriété difficile (et dispendieux) pour les étrangers. Grâce à de bonnes connaissances déjà installées sur place depuis quelques années, Natacha et Olivia ont pu s’en tirer à bon compte en louant une petite résidence déjà meublée.

Travail… et plaisir

Bien qu’encore jeune, ce voyage est déjà fort en découvertes de toutes sortes. La famille a notamment pu assister à un rare spectacle, soit la naissance et le départ en mer de milliers de tortues. – Gracieuseté.

Lundi, un nouveau commerce a ouvert ses portes à Samara, le salon de beauté de Natacha, XO Nails & Beauty. Cette dernière retourne ainsi à ses premiers amours, elle qui a étudié dans ce domaine et qui a d’ailleurs été maquilleuse artistique à Montréal. Car l’idée de vivre au Costa Rica n’est pas uniquement synonyme de plage et de vacances, mais aussi de travail.

«Je ne suis pas venue ici qu’en touriste, je vais travailler également. Et travailler dans ce domaine c’est quelque chose que j’aime, c’est une détente pour moi. Ça cadre donc parfaitement avec le rythme de vie de l’endroit», indique Natacha, ajoutant toutefois une mise en garde à ceux qui voudraient s’expatrier au Costa Rica à la recherche d’un emploi: à moins d’être un professionnel ou de se lancer en affaires, ceux-ci risquent de déchanter rapidement, car les salaires sont peu élevés.

D’ici quelques semaines, Olivia fera de même en ouvrant sa cookie shop.

Avec leurs commerces respectifs, les deux jeunes entrepreneures visent certes la clientèle locale – les Costaricains et les étrangers venus comme elles s’établir dans la région -, mais bien entendu les touristes. Ceux-ci commencent d’ailleurs à envahir les lieux au fur et à mesure que la haute saison s’installe.

Mais ce projet de vie vise-t-il  le long ou le court terme? La principale intéressée n’ose pas s’avancer sur le sujet puisqu’elle l’ignore elle-même.

«Pour le moment, on est à fond là-dedans, on l’essaye. Si nos compagnies fonctionnent bien, que l’expérience est concluante et que tout le monde y trouve son compte, ça pourrait se prolonger et devenir permanent pour un bon bout. L’idée pour l’instant est de vivre là-bas et de revenir passer quelques mois ici durant l’été.»

Pas pour tous

Natacha Arseneault – Gracieuseté

Tout n’est toutefois pas parfait dans cette aventure. S’il y a un petit souci dans l’histoire de Natacha, c’est l’avenue choisie par sa plus jeune fille. Ayant beaucoup de mal à s’adapter à la chaleur du sud et à cette nouvelle vie, elle a préféré rentrer au bercail – chez ses grands-parents -, après quelques semaines d’essai.

«J’aurais pu insister, la forcer à rester afin de la garder auprès de nous, mais ça aurait été égocentrique de notre part. Ça me brise le cœur qu’elle soit retournée au pays, mais je préfère la savoir heureuse dans un milieu qu’elle connaît et où elle se sent bien plutôt que triste et anxieuse ici avec nous. On est en contact régulier et elle va venir ici passer quelques jours de vacances, et on fera la même chose», exprime-t-elle, espérant toujours un revirement de situation.

À l’opposé, sa plus vieille est aux anges.

«Alivia va à l’école internationale, elle s’est fait des amis de partout – de l’Angleterre, de l’Allemagne, des États-Unis – et elle adore ça. Après l’école elle va avec eux faire du surf… À l’écouter parler, elle vivrait au Costa Rica à jamais», note Natacha.

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