Réaliser un projet d’envergure de centre récréotouristique au coût d’environ 14,3 millions $ en trois ans. Tel était l’objectif, en 2020, de la Coopérative récréotouristique du Madawaska, aussi surnommée Républik Nature. Plus de deux ans plus tard, les membres de la coopérative reconnaissent que certains éléments doivent être réévalués.

Selon le président de Républik Nature, Cyrille Simard, la pandémie a affecté le développement de ce projet.

«Ç’a eu des impacts dans certains volets du projet, notamment la question d’une infrastructure renouvelée, que ce soit un nouveau bâtiment ou des rénovations substantielles aux bâtiments existants. Les coûts des matériaux de construction ont augmenté de beaucoup.»

Selon M. Simard, les membres de la coopérative récréotouristique ont été forcés de développer le projet sur une période un peu plus longue que les trois années qui avaient été ciblées au départ.

Il estime qu’un projet d’envergure de la sorte est souvent tributaire de la volonté des gouvernements à y investir des fonds.

Outre l’engagement de la Ville d’Edmundston, qui a consenti à investir jusqu’à 1,4 million $, les deux autres paliers de gouvernement tardent à promettre des sommes importantes d’argent à ce projet.

«Des fois, les programmes qui étaient en place avant ne sont plus là. On a d’autres programmes qui s’en viennent peut-être, alors on doit faire cette gymnastique financière de façon continuelle.»

«C’est certain que l’on ne pourra pas aller chercher 14 millions $ dans cette période de trois ans, car elle se termine à l’automne. Ce serait un miracle si on arrivait à recevoir tout cet argent en si peu de temps.»

Cyrille Simard reconnaît toutefois que Républik Nature a obtenu un certain appui financier afin d’apporter certaines améliorations et faire un pas de plus vers la réalisation de son objectif.

«On pourrait dire que le projet pourrait se mettre en branle par modules, contrairement au Centre Jean-Daigle qui a reçu le financement total nécessaire à la réalisation du projet.»

La somme de 14,3 millions $ avancée lors de l’annonce du projet en 2020 sera peut-être matière à révision également, estime Cyrille Simard.

«On ne veut pas avoir des enveloppes qui sont trop faramineuses. Il faut être réaliste dans un contexte économique difficile. Ça reste un projet qui va nécessiter des millions de dollars, mais il faut le voir par morceaux.»

Bien que plusieurs composantes doivent se greffer à ce projet – l’ajout de sentiers de vélo; un vélo-parc;  un parc familial; des belvédères et une tour d’observation; des sentiers de raquette et de marche; des pentes de luge et de tube; des aires de patinage, etc. – l’un des aspects les plus importants sera l’infrastructure d’accueil.

Selon le président de Républik Nature, cette composante particulière devra être réévaluée afin qu’elle réponde aux besoins de la région.

«On ne veut pas bâtir un éléphant blanc. On ne veut pas avoir une structure d’accueil sans avoir d’activités, alors il faut être capable d’avoir une bonne réflexion par rapport à ça.»

Dans cette optique, l’organisme tentera de décrocher des fonds afin d’embaucher des spécialistes qui pourront apporter certains conseils.

«On avait quand même des informations quand on a commencé le projet, mais on souhaite avoir des avis techniques sur les différentes possibilités qui s’offrent à nous.»

Au nombre des choses qui ont été réalisées, il y a eu l’amélioration du télésiège quadruple au mont Farlagne, ainsi que l’ajout de canons à neige plus performants et d’une nouvelle dameuse.

La coopérative récréotouristique a aussi, dans sa mire, la bonification du vélo de montagne.

«On est en train de recevoir différentes informations qui vont nous permettre de monter un projet que l’on sera en mesure de soumettre à nos bailleurs de fonds potentiels.»

La coopérative gère actuellement le Centre plein air Mont Farlagne, dont l’entente de trois ans arrive à échéance à l’automne 2023, et le réseau Sentiers Madawaska.

M. Simard a bon espoir que l’entente sera renouvelée.

«On va vraisemblablement la renouveler, car le projet n’est pas terminé et on a une volonté de le poursuivre (…) On sent que, du côté de la population, il y a beaucoup d’attrait pour notre projet. On pense que l’on est sur la bonne voie pour développer une offre quatre saisons qui va satisfaire les besoins et qui appuiera les organisations qui sont déjà dans ce marché.»

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