Le vice-recteur à l’administration et aux ressources humaines de l’Université de Moncton, Gabriel Cormier, annonce une hausse très probable des frais de scolarité, à la suite d’une réunion du Conseil des gouverneurs de l’établissement.

«Nous sommes conscients du fardeau financier élevé des étudiants», assure le vice-recteur à l’administration et aux ressources humaines de l’Université de Moncton (U de M), Gabriel Cormier.

C’est pourquoi il indique que la hausse probable des frais de scolarité dans son établissement sera la plus faible possible en 2023-2024.

«C’est très rare que nous puissions maintenir les frais de scolarité, fait remarquer M. Cormier. Nous avons des augmentations de coûts (les salaires, par exemple) et plusieurs millions de dollars à investir dans nos édifices construits dans les années 1960 et 1970. Nous arrivons dans un cycle majeur de rénovations.»

Il ajoute que l’U de M souhaite se doter d’un plan écologique, avec un objectif de carboneutralité d’ici une vingtaine d’années, qui nécessitera des dépenses.

«C’est malheureux, parce que le fardeau financier des universités, causé par le sous-investissement des gouvernements, est envoyé à la population étudiante, réagit le président de la Fédération des étudiants et des étudiantes du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM), Jean-Sébastien Léger. C’est inquiétant pour l’accessibilité des études postsecondaires.»

Il rappelle que les frais de scolarité ont déjà augmenté à plusieurs reprises à l’U de M. L’établissement les a haussés de 8% pendant deux années consécutives, puis de 2% en 2022–2023. En même temps, l’inflation a été forte depuis 2020.

De surcroît, M. Cormier déclare que le Conseil des gouverneurs a décidé d’augmenter les loyers des résidences étudiantes de 3% en moyenne en 2023-2024. Il justifie cette hausse par une augmentation des charges.

Les loyers des résidences étudiantes ont déjà augmenté en moyenne de 2,8% (soit de 15$ par mois) entre 2021-2022 et 2022-2023. Ils seront en moyenne de 552$ par mois après la prochaine hausse.

«Le problème, c’est l’offre d’habitations abordables hors campus où les prix et les augmentations de loyer sont encore plus importants, commente M. Léger. La quantité de logements est limitée sur le campus.»

La solution est d’en construire de nouveaux, même si un tel projet nécessite un grand investissement de la part de l’Université, selon le président de la Féécum.

Par ailleurs, M. Cormier promet de nouveaux investissements dans les services d’appui aux étudiants. Le but est de les aider avec leurs difficultés éventuelles d’apprentissage et leur santé mentale, par exemple.

«C’est pour soutenir les étudiants dans leur réussite, explique M. Cormier. Nous visons leur bien-être pour qu’ils soient le plus grand nombre à terminer leurs études.»

M. Léger admet les progrès de l’U de M dans ses services d’appui aux étudiants ces dernières années, particulièrement en santé mentale.

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