Le chanteur acadien Wilfred LeBouthillier et sa conjointe Jézabel Drolet font l’objet d’un recours en justice déposé à la Cour du Banc de la Reine, à Bathurst.

La poursuite, intentée par la Dre Renelle Chiasson, vise également la société 2W Productions, une firme de production artistique propriété de M. LeBouthillier et de Mme Drolet.

À moins d’entente hors cours d’ici les deux prochains mois, le couple de célébrités devra subir un procès qui est prévu à Bathurst en février.

L’ouverture d’une clinique de médecine esthétique à Tracadie au début de l’été 2020 est au cœur du litige qui oppose les parties depuis 2021.

En août 2019, La Dre Chiasson, Wilfred LeBouthillier et Jézabel Drolet ont conclu une entente portant sur l’ouverture à Tracadie d’une clinique de soins esthétiques médicaux.

La Clinique Jouvence se voulait au départ l’unique clinique de la Péninsule acadienne à offrir des traitements de plasma riche en plaquettes.

Le procédé par injection est reconnu par certains spécialistes pour favoriser la guérison, soulager la douleur et pour ses présumées vertus esthétiques.

L’entente de 36 mois prévoyait un partage 50-50% entre les deux parties de la plupart des dépenses et des revenus de l’entreprise. Elle prévoyait aussi à l’ouverture de la clinique des investissements de 32 500$ de la part de la Dre Chiasson pour des travaux de rénovation et de 3250$ pour l’achat d’équipement.

Le couple LeBouthillier-Drolet devait pour sa part investir 3250$ pour des achats de base.

Dans des documents consultés par l’Acadie Nouvelle, la partie demanderesse (la Dre Chiasson) allègue qu’ils ont convenu de se verser, en juillet 2020, une part des bénéfices d’exploitation et de reporter le remboursement de sommes en capital provenant des deux parties en raison de problèmes financiers personnels de Jézabel Drolet.

Infirmière auxiliaire de profession, celle-ci s’est retrouvée sous les projecteus à la suite de son mariage avec Wilfred LeBouthillier, qui avait fait le bonheur des journaux à potins.

Toujours selon la partie demanderesse, Mme Drolet aurait indiqué à la Dre Chiasson en septembre 2020 que le couple ne voulait plus travailler avec elle et mettait fin au partenariat.

La médecin généraliste de Tracadie allègue que les défendeurs ont par la suite sorti tout l’équipement et les fournitures de la Clinique Jouvence qui se trouvait alors au Superstore de Tracadie et vidé la même semaine le compte bancaire de l’entreprise.

La partie demanderesse ajoute que Wilfred LeBouthillier et sa conjointe ont par la suite ouvert la clinique Jouvence dans un autre local qui se trouve sur la rue Principale à Tracadie.

La Dre Chiasson a déclaré qu’elle n’avait jamais manifesté l’intention de quitter le partenariat ou d’y mettre fin et qu’elle n’a pas reçu sa part des revenus générés par l’exploitation de la clinique.

La demanderesse affirme aussi qu’elle n’a pas reçu le remboursement de son apport en capital, qu’elle n’a pas eu accès à toutes les informations financières touchant l’entreprise et que les défendeurs ont fait des déclarations inexactes afin de l’inciter à se joindre à la Clinique et investir de l’argent dans celle-ci.

La Dre Chiasson a aussi déclaré dans un document qu’elle avait été tenue à l’écart des activités de la clinique par le couple qui souhaitait garder les profits de l’entreprise pour lui.

La demanderesse a réclamé à la Cour l’imposition d’une injonction interdisant l’exploitation de la clinique dans la Péninsule acadienne jusqu’au 31 octobre 2022.

Une vérification effectuée par l’Acadie Nouvelle a permis de constater que des soins esthétiques étaient toujours prodigués à la Clinique Jouvence.

En guise de dédommagement, la Dre Chiasson réclame à la partie adverse une somme d’argent équivalente à 50% des profits générés depuis mai 2020 ainsi que 50% des bénéfices futurs perdus en raison de la violation de l’entente par les défendeurs.

Elle réclame aussi au populaire chanteur acadien et à sa conjointe l’apport en capital investi depuis 2019 pour la clinique, une somme d’argent en dommages-intérêts majorés et punitifs, de même qu’une somme d’argent pour frais d’instance et autre perte subie.

Dans un exposé de la défense remis au tribunal, les défendeurs nient plusieurs allégations formulées par la Dre Chiasson.

Ils affirment entre autres avoir développé le concept de la Clinique Jouvence sans l’aide de quiconque, et que celle-ci était propriété de Jézabel Drolet, argument que réfute la demanderesse.

Les deux parties divergent également d’opinion quant à la date d’ouverture de la clinique et au fait que la Clinique Jouvence serait la seule à offrir des traitements de plasma riche en plaquettes.

Wilfred LeBouthillier et Jézabel Drolet affirment également que c’est la Dre Chiasson qui a mis fin à l’entente en refusant de voir une cliente.

Ils rejettent l’avis de poursuite, qualifiant les propos de leur ancienne partenaire de faux, sans fondement et de diffamatoires.

Pour toutes ces raisons, le couple avait réclamé en mars 2021 des dommages et intérêts pour perte de revenus, dépenses encourues par le déménagement de la clinique et propos diffamatoires de la Dre Chiasson à leur endroit.

Lors d’une audience tenue lundi en Cour du banc du Roi à Bathurst, la date d’ouverture du procès a été fixée au 6 février.

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