Jim Dandy étudie les circulaires des épiceries chaque semaine.

C’est une habitude que le retraité de 79 ans a prise dès son jeune âge et qu’il a poursuivie tout en élevant trois enfants pendant ses études de droit.

«J’ai appris l’importance d’économiser tous les 5 cents possibles, et cela m’est resté», explique-t-il lors d’une entrevue depuis son domicile à Niagara Falls, en Ontario.

Les prix des produits d’épicerie ont augmenté de 11,0 % en décembre par rapport au même mois l’année précédente, a indiqué Statistique Canada cette semaine. Dans l’ensemble, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 9,8 % en 2022 par rapport à l’année précédente, enregistrant leur croissance la plus rapide depuis 1981.

Alors que les consommateurs sont confrontés à cette flambée des prix des aliments, certains se tournent pour la première fois vers des trucs et astuces que les Canadiens plus âgés utilisent depuis longtemps.

M. Dandy, un septuagénaire qui se souvient de l’inflation galopante du début des années 1980, a des conseils à donner aux consommateurs qui s’inquiètent peut-être pour la première fois des prix alimentaires.

Son meilleur conseil est de lire régulièrement les circulaires des épiceries pour se familiariser avec les prix.

«Il faut savoir comment repérer une aubaine, estime-t-il. Parfois, les remises ne sont pas aussi bonnes qu’elles le semblent.»

En plus de la version papier des circulaires des supermarchés, les consommateurs peuvent également les trouver en ligne ou par l’entremise d’une application sur leur téléphone.

Profiter des politiques des marchands

«Les circulaires demeurent un moyen éprouvé d’économiser de l’argent sur l’épicerie», admet Natasha Macmillan, directrice des services bancaires courants chez Ratehub.ca. «Même s’il ne s’agit pas d’un magasin où l’on va normalement, il est bon de savoir ce qui est soldé et de recourir ensuite à la politique du meilleur prix.»

La politique du meilleur prix — lorsqu’une épicerie égale à un prix spécial annoncé par un autre magasin — est une méthode que M. Dandy dit utiliser régulièrement.

«La plupart des supermarchés sont prêts à égaler les prix pourvu qu’ils offrent le même (produit), assure-t-il. Ces économies s’accumulent vraiment.»

M. Dandy recommande également de faire une liste d’épicerie et de s’y tenir.

Cependant, s’il est relativement simple de faire une liste pour une personne qui vit seule, les familles voudront probablement planifier les repas de la semaine avant de commencer la leur, souligne Mme Macmillan.

«Personnellement, je commence par un plan de repas pour la semaine, puis je détermine les ingrédients dont nous avons besoin, explique-t-elle. À partir de là, je vérifie ce qu’il y a déjà dans ma cuisine et je fais une liste de ce qui me manque.»

Le haut et le bas des étalages 

En outre, il existe maintenant des options pour les consommateurs qui n’existaient pas au début des années 1980.

Par exemple, les personnes qui ont du mal à s’en tenir à leur liste d’épicerie lorsqu’elles font leurs courses en magasin pourraient envisager d’utiliser les services d’achat en ligne, suggère Mme Macmillan.

Pour les acheteurs en magasin, elle recommande de porter attention aux articles qui se trouvent au-dessus et en dessous du niveau des yeux.

«Les articles les plus chers ont tendance à être au niveau des yeux, tandis que les marques les moins chères sont de plus en plus hautes sur les étagères», explique Mme Macmillan.

M. Dandy note également que de nombreuses épiceries proposent un prix unitaire plus bas si un consommateur achète plusieurs exemplaires du même article. Cependant, si un ménage ne peut pas consommer autant de produit avant la date de péremption, cette économie pourrait simplement se transformer en gaspillage.

«Je suis une personne âgée et je vis seul, donc ces offres ne fonctionnent pas pour moi», observe-t-il.

Cependant, même si les épiceries annoncent le prix de deux articles achetés ensemble, le prix unitaire d’un seul exemplaire revient parfois au même que lors de l’achat multiple.

Il note également que la «réduflation» envahit les étagères des magasins — les fabricants de produits alimentaires réduisant la taille ou le poids de leurs produits sans changer le prix, ou parfois même en l’augmentant.

«La plupart des magasins affichent le prix unitaire sur l’autocollant, sinon je le calcule moi-même, explique M. Dandy. À mon grand étonnement, parfois, le format en vrac est plus cher, il vaut donc la peine de vérifier.»

logo-an

private

Vous utilisez un navigateur configuré en mode privé ou en mode incognito.

Pour continuer à lire des articles dans ce mode, connectez-vous à votre compte Acadie Nouvelle.

Vous n’êtes pas membre de l’Acadie Nouvelle?
Devenez membre maintenant

Retour à la page d’accueil de l’Acadie Nouvelle