Les étoiles rivées sur le cinéma du monde à Moncton

MONCTON – La métropole s’ouvre sur le reste de la planète cette semaine, alors que se déroule la deuxième édition de Cinéma du monde à la belle étoile, qui mettra en vedette cette année le Moyen-Orient et l’Afrique.

D’aujourd’hui à samedi, des soirées multiculturelles sont au programme. Elles débuteront toutes à 19 h 30 au parc des arts du Sommet, situé tout près du Centre culturel Aberdeen, à Moncton. Tout comme la musique, la danse et les images, la gratuité de l’admission sera au rendez-vous.
Le concept permettra aux participants de s’exposer à la nourriture, à la musique et au cinéma d’ailleurs. Cette année, grâce à l’obtention de fonds provenant du gouvernement fédéral, les organisateurs ont diversifié l’offre en ajoutant des artistes musicaux, qui viendront allumer les soirées de leurs airs festifs.
Selon la directrice artistique de l’événement, Sylvia Kasparian, Moncton n’est pas une ville aussi diversifiée que Montréal, mais voit quand même son visage changer assez rapidement. Elle croit que les Acadiens et les gens des régions à l’honneur bénéficieront des échanges et des liens qu’ils pourront développer lors des soirées. C’est en fait l’utilité des trois jours d’activités.
«C’est pour permettre aux Acadiens de connaître un peu d’autres réalités, de comprendre d’autres réalités, et pour donner la chance aux gens de ces régions de mettre en valeur leur culture et partager cette culture», a-t-elle expliqué.
La compréhension de l’autre passe par la connaissance, selon Sylvia Kasparian. «À force de connaître l’autre un peu mieux, on comprend mieux la personne et on crée des liens. C’est une fête communautaire où les gens se rencontrent, discutent. C’est l’occasion de tisser des liens avec d’autres personnes», a-t-elle renchéri.      
Cinéma du monde à la belle étoile prendra son envol jeudi soir en braquant ses projecteurs sur le Moyen-Orient. La chanteuse canado-égyptienne Sally Eid partira le bal, performance qui sera suivie de la projection de deux films, soit le court-métrage Voisins, de Norman McLaren, et le long-métrage La fiancée syrienne, d’Eran Riklis.
Vendredi, l’attention se déplace vers l’Afrique, qui sera à l’honneur. La musique sera l’affaire de Chris Mersereau et des élèves de son école de percussion, alors que la troupe African Queens s’occupera de la danse. Les films projetés par la suite sont Âme noire, de Martine Chartrand, et Le Silence de la forêt, de Didier Ouénagaré et Bassek Ba Kobhio.
Samedi, le dernier jour au programme, sera consacré aux jeunes de 6 à 12 ans. Dès 14 h, le spectacle de percussions Los locos del djembé débutera dès 14 h au rez-de-chaussée du Centre culturel Aberdeen, suivi de la projection de quatre courts-métrages axés vers la tolérance et la différence.